Quand ie pense estre fort - ie
manque de vigueur,
I ’ apprehende
la Mort
- étant en assurance
Et tou-iours ie soupçonne -
où sans fin i’é créance,
Ne redoutant
personne
- encore é-ie fraieur
Si la fortune
m ’ aime - Amour
m’a en orreur,
Ie ne
l ’ aime de
méme - & il me recompense,
Ie doutte
mes
amours
- s’il m’ote de souffrance,
S ’ el ’
me
donne
secours
- il accable mon cueur
Te
possedant mon ame
- encor n’é-ie ta grace,
Ie glace
dans
la flame
- ardant dedans la glace,
Aiant
ma
liberté
- ie n’é point d’esperance.
Tant plus suis
tormenté -
quand de toi ie suis loin
Si ie me
sens pésible - il
m’accable de soin,
Bref tout m’ ét impossible -
en gardant ma constance.
Quand ie pense estre fort - ie
manque de vigueur,
I ’ apprehende
la Mort
- étant en assurance
Et tou-iours ie soupçonne -
où sans fin i’é créance,
Ne redoutant
personne
- encore é-ie fraieur
Si la fortune
m ’ aime - Amour
m’a en orreur,
Ie ne
l ’ aime de
méme - & il me recompense,
Ie doutte mes
amours
- s’il m’ote de souffrance,
S ’ el ’
me
donne secours
- il accable mon cueur
Te possedant
mon ame
- encor n’é-ie ta grace,
Ie glace dans
la flame
- ardant dedans la glace,
Aiant
ma
liberté
- ie n’é point d’esperance.
Tant plus
suis tormenté -
quand de toi ie suis loin
Si ie me
sens pésible - il
m’accable de soin,
Bref tout m’ ét
impossible - en gardant
ma constance.
En ligne le 14/07/05.
Dernière révision le 15/12/10.