Trait, feu,
piège
d’Amour,
n’a point, ars, ni pressé,
Un cœur
plus dur,
plus froid,
plus libre
que le mien,
Lorsqu’un œil,
une bouche,
un chef
me firent tien,
Belle, qui m’as navré, enflammé,
enlacé.
Plus que marbre
et que glace
endurci et glacé,
Du tout mien ne craignais flèche,
flamme
ou lien,
D’arc,
de brandon,
de lacs :
quand d’un poil le retien,
Un baiser,
un trait
d’yeux
m’ont pris, brûlé, blessé.
J’en suis outré,
grillé, lié de telle sorte,
Qu’autre cœur
n’est ouvert, embrasé ni étreint,
De blessure, brûlure, ou liure si forte.
Ce coup, ce
chaud, ce nœud :
profond, ardent, et fort :
Qui me perce le cœur,
le consume, l’étreint,
Ne peut guérir s’éteindre ou rompre que
par mort.
Trait, feu,
piège
d’Amour,
n’a point, ars, ni pressé,
Un cœur
plus dur,
plus froid,
plus libre
que le mien,
Lorsqu’un œil,
une bouche,
un chef
me firent tien,
Belle, qui m’as
navré, enflammé,
enlacé.
Plus
que marbre
et que glace
endurci et glacé,
Du tout mien ne craignais
flèche,
flamme
ou lien,
D’arc, de brandon,
de lacs :
quand d’un poil le retien,
Un baiser,
un trait
d’yeux
m’ont pris, brûlé, blessé.
J’en
suis outré,
grillé, lié de telle sorte,
Qu’autre cœur
n’est ouvert, embrasé ni étreint,
De blessure,
brûlure, ou liure si forte.
Ce
coup,
ce
chaud, ce nœud :
profond, ardent, et fort :
Qui me perce le cœur,
le consume, l’étreint,
Ne peut guérir
s’éteindre ou rompre que
par mort.
En ligne le 10/12/04.
Dernière révision le 03/05/11.