La Nuit
m’est courte, et le Jour trop
me dure,
Je fuis l’Amour,
et le suis à la trace,
Cruel me suis, et requiers votre grâce,
Je prends plaisir
au tourment,
que j’endure.
Je vois mon bien, et mon mal je
procure,
Désir
m’enflamme, et Crainte
me rend glace,
Je veux courir, et jamais ne déplace,
L’obscur
m’est clair, et la Lumière
obscure.
Vôtre je suis et ne puis
être mien,
Mon Corps
est libre, et d’un étroit
lien
Je sens mon Cœur
en Prison
retenu.
Obtenir veux, et ne puis
requérir,
Ainsi me blesse, et ne me veut guérir
Ce vieil
Enfant, aveugle
Archer,
et nu.
La
Nuit
m’est courte, et le Jour
trop
me dure,
Je fuis l’Amour,
et le suis à la trace,
Cruel me suis, et requiers
votre grâce,
Je prends plaisir
au tourment,
que j’endure.
Je
vois mon bien, et mon mal
je procure,
Désir
m’enflamme, et Crainte
me rend glace,
Je veux courir, et jamais
ne déplace,
L’obscur
m’est clair, et la Lumière
obscure.
Vôtre
je suis et ne puis
être mien,
Mon Corps
est libre, et d’un étroit
lien
Je sens mon Cœur
en Prison
retenu.
Obtenir
veux, et ne puis
requérir,
Ainsi me blesse, et ne me
veut guérir
Ce vieil
Enfant, aveugle
Archer,
et nu.
Version de 1550 en ligne le 01/03/06,
remplacée par la version de 1549 le 26/03/11.
Dernière révision le 27/03/11.