Joachim DU BELLAY (1522-1560)
Fasse le ciel…
Paris, G. Corrozet & A. L’Angelier, 1550.
ouvrir sur Gallica : L’Olive, sonnet XIX.

Fasse le ciel (quand il voudra) revivre
Lysippe, Apelle, Homère, qui le prix
Ont emporté sur tous humains esprits
En la statue, au tableau, et au livre.

Pour engraver, tirer, décrire, en cuivre,
Peinture, et vers, ce qu’en vous est compris,
Si ne pourraient leur ouvrage entrepris
Ciseau, pinceau, ou la plume bien suivre.

Voila pourquoi ne faut, que je souhaite
De l’engraveur, du peintre, ou du poète
Marteau, couleur, ni encre, ô ma Déesse !

L’art peut errer, la main faut, l’œil s’écarte.
De vos beautés mon cœur soit donc sans cesse
Le marbre seul, et la table, et la carte.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Fasse le ciel (quand il voudra) revivre
Lysippe, Apelle, Homère, qui le prix
Ont emporté sur tous humains esprits
En la statue, au tableau, et au livre.

Pour engraver, tirer, décrire, en cuivre,
Peinture, et vers, ce qu’en vous est compris,
Si ne pourraient leur ouvrage entrepris
Ciseau, pinceau, ou la plume bien suivre.

Voila pourquoi ne faut, que je souhaite
De l’engraveur, du peintre, ou du poète
Marteau, couleur, ni encre, ô ma Déesse !

L’art peut errer, la main faut, l’œil s’écarte.
De vos beautés mon cœur soit donc sans cesse
Le marbre seul, et la table, et la carte.

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En ligne le 18/07/05.
Dernière révision le 17/07/10.