Ah de qui misérable aurai-je
plus fiance,
Et puisque celle-là qui vivait toute en moi,
De laquelle j’étais la pensée,
et l’émoi,
L’idole,
le seul bien, et l’entière
créance,
A mis ailleurs son cœur
(ô Dieux quelle assurance)
Ailleurs a d’elle même obligée sa foi,
Et volontairement serve d’un nouveau
Roi
Consacré tous ses vœux
en son obéissance.
Que j’eusse plutôt
cru voir et
la cire
et l’eau
S’incorporer ensemble en un même tourteau,
Qu’elle fût tellement devenue muable.
Ô destin
trop cruel,
puisque tel est mon sort,
Ah Parque
avance-moi ah de grâce
la mort
Plutôt que d’éprouver essai tant véritable.
Ah de qui misérable aurai-je
plus fiance,
Et puisque celle-là qui vivait toute en moi,
De laquelle j’étais la pensée,
et l’émoi,
L’idole,
le seul bien, et l’entière
créance,
A mis ailleurs son cœur
(ô Dieux quelle assurance)
Ailleurs a d’elle même obligée sa foi,
Et volontairement serve d’un nouveau
Roi
Consacré tous ses vœux
en son obéissance.
Que j’eusse plutôt
cru voir et
la cire
et l’eau
S’incorporer ensemble en un même tourteau,
Qu’elle fût tellement devenue muable.
Ô destin
trop cruel,
puisque tel est mon sort,
Ah Parque
avance-moi ah de grâce
la mort
Plutôt que d’éprouver essai tant véritable.
En ligne le 13/12/09.
Dernière révision le 07/07/10.