S’ON voyait votre Été
long comme votre Automne,
Si à votre printemps
ressemblait votre Hiver,
S’on pouvait cette fleur
toujours en vous trouver,
Que le ciel
libéral
en votre Avril
vous donne.
Si vous aviez toujours pour compagne Dione,
Qui tînt votre Soleil
ferme sans se coucher,
Et que sans se flétrir l’on ne vît
s’assécher
Et la rose,
et le lis,
dont il vous environne.
Vous auriez bien raison
d’épargner chichement
Ce qu’en votre jardin
servirait d’ornement :
Mais puisque tout y est de si peu de durée,
Que la première nuit, par
son obscurité,
Gâte le plus luisant, de sa grande
beauté,
Cueillez dès le matin
ce que perd la sérée.
S’ON voyait votre Été
long comme votre Automne,
Si à votre printemps
ressemblait votre Hiver,
S’on pouvait cette fleur
toujours en vous trouver,
Que le ciel
libéral
en votre Avril
vous donne.
Si vous aviez toujours pour compagne Dione,
Qui tînt votre Soleil
ferme sans se coucher,
Et que sans se flétrir l’on ne vît
s’assécher
Et la rose,
et le lis,
dont il vous environne.
Vous auriez bien raison
d’épargner chichement
Ce qu’en votre jardin
servirait d’ornement :
Mais puisque tout y est de si peu de durée,
Que la première nuit, par
son obscurité,
Gâte le plus luisant, de sa grande
beauté,
Cueillez dès le matin
ce que perd la sérée.
En ligne le 15/09/10.
Dernière révision le 17/11/11.