JE me montre hardi et toutefois le cœur,
M’est tombé jusqu’aux pieds, je crains, j’ai assurance,
Je me fie en moi-même, et
n’ai point de fiance,
Je ne doute de rien et si n’ai rien de sûr.
Je suis bien fortuné et si
n’ai que malheur,
J’espère en mes travaux,
et n’ai point d’espérance.
J’ai le don de merci,
et n’ai point jouissance,
Je suis brave et vaillant, et si tremble de peur.
Je n’ai rien que faveurs,
et si suis en disgrâce,
Je transis dans le feu,
je brûle dans la glace,
Je meurs et si je vis, je suis franc et forçaire,
Je n’ai souci
de rien, et si je n’ai que soin,
Je suis près de mon but et si
j’en suis bien loin,
Et bref je suis tout tel comme Amour
me veut faire.
JE me montre hardi et toutefois le cœur,
M’est tombé jusqu’aux pieds, je crains, j’ai assurance,
Je me fie en moi-même, et
n’ai point de fiance,
Je ne doute de rien et si n’ai rien de sûr.
Je suis bien fortuné et si
n’ai que malheur,
J’espère en mes travaux,
et n’ai point d’espérance.
J’ai le don de merci,
et n’ai point jouissance,
Je suis brave et vaillant, et si tremble de peur.
Je n’ai rien que faveurs,
et si suis en disgrâce,
Je transis dans le feu,
je brûle dans la glace,
Je meurs et si je vis, je suis franc et forçaire,
Je n’ai souci
de rien, et si je n’ai que soin,
Je suis près de mon but et si
j’en suis bien loin,
Et bref je suis tout tel comme Amour
me veut faire.
En ligne le 07/09/08.
Dernière révision le 24/06/10.