Filbert BRETIN (1540-1598)
Que ne suis-je changé…
Lyon, Benoît Rigaud, 1576.
ouvrir sur Gallica : Sonnet, f° 14rv°.

Des Souhaits.
Sonnet imité d’Anacréon.

QUe ne suis-je changé en un miroir,
Comme en caillou Niobé de Phrygie,
Comme en oiseau Progné fut convertie,
Et que toujours désirasses me voir ?
Plût à Jupin que j’eusse le savoir
Pour me muer en l’eau qui purifie,
Afin que toi qui m’assaus et défies,
De te laver dans moi eusses vouloir.

Que pour senteur me puisse un marchand vendre,
Pour savourer ta chair tant blanche et tendre,
Ou que je serve à couvrir tes tétins,
Ou que je sois transmué en tes cottes
À celle fin que toujours tu me portes,
Ou moi toujours en étant tes patins.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Des Souhaits.
Sonnet imité d’Anacréon.

QUe ne suis-je changé en un miroir,
Comme en caillou Niobé de Phrygie,
Comme en oiseau Progné fut convertie,
Et que toujours désirasses me voir ?
Plût à Jupin que jeusse le savoir
Pour me muer en leau qui purifie,
Afin que toi qui massaus et défies,
De te laver dans moi eusses vouloir.

Que pour senteur me puisse un marchand vendre,
Pour savourer ta chair tant blanche et tendre,
Ou que je serve à couvrir tes tétins,
Ou que je sois transmué en tes cottes
À celle fin que toujours tu me portes,
Ou moi toujours en étant tes patins.

 

En ligne le 19/09/26.
Dernière révision le 19/09/26.