Ie suis vn trou cerné de
toutes pars,
Et
cottonné
d’vne leine
crespee,
Laquelle estant le plus souuent
cardee,
Ne pert le
crin
de ses cheueux
espars.
Quand on me touche, il me semble que
i’ars,
Et que ie sens vne
chaleur
cachee,
Ou quand quelqu’vn d’vne
targue
asseuree,
Pour m’assaillir vient forcer mes
rempars,
Par mon
canal
vne
claire
riuiere,
Laquelle auoit demeuré prisonniere,
Souuentesfois serpente ses
ruisseaux.
Ie ne me sers d’vne
riche
parure,
Mais bien de ce qui clost mon ouuerture,
En penetrant le fons de mes
tuyaux.
Ie ſuis vn trou cerné de
toutes pars,
Et
cottonné
d’vne
leine
creſpee,
Laquelle eſtant le plus ſouuent
cardee,
Ne pert le crin
de ſes cheueux
eſpars.
Quand on me touche,
il me ſemble que i’ars,
Et que ie ſens vne chaleur
cachee,
Ou quand quelqu’vn
d’vne
targue
aßeuree,
Pour m’aſſaillir
vient forcer mes
rempars,
Par mon
canal
vne
claire
riuiere,
Laquelle auoit demeuré priſonniere,
Souuentesfois ſerpente ſes
ruißeaux.
Ie ne me ſers d’vne
riche
parure,
Mais bien de ce qui cloſt mon ouuerture,
En penetrant le fons de mes
tuyaux.
En ligne le
17/12/19.
Dernière révision le 10/01/26.