MARTIN SPIFAME.
L’Évêque de Nevers, Gilles Spifame, et les autres personnes du même nom que Thévenet cite dans ses Étrennes [1], n’étaient pas les seules de cette famille avec qui notre Poète eut des liaisons. C’est à lui que Martin Spifame, Gentilhomme Français, Seigneur du grand Hostel et d’Azi, adresse le quarante-deuxième de ses Sonnets spirituels :
Thévenet, le malheur qui ruine
la France,
N’est la diversité de la Religion,
Ni ce qui a causé votre dissension ;
C’est que chacun voulait vivre en toute assurance, etc.
Je ne sais à quel degré Martin Spifame appartenait à l’Évêque de Nevers. Il est certain qu’il était proche parent de ce Prélat, et qu’il avait pour lui beaucoup d’estime et de respect. Il témoigne l’un et l’autre dans le cinquante-cinquième de ses Sonnets, et dans le soixantième et dernier, qui est l’Épitaphe de cet Évêque. Ces Sonnets entremêlés de Chansons morales et de quelques prières fort dévotes, parurent d’abord à Bourges, j’ignore en quelle année. Mais l’Imprimeur y laissa un si grand nombre de fautes, que l’Auteur honteux de se voir ainsi défiguré, fit faire une nouvelle édition de ces poésies à Paris en 1583.
[…]
L’abbé GOUJET,
Bibliothèque française,
ou Histoire de la Littérature
française,
tome XII, 1748, pp. 111-113
[Gallica, NUMM-50655_PDF_114_116]
(texte modernisé).
Notes
[1] La « vie » de Martin Spifame succède dans la Bibliothèque de l’abbé Goujet à celle d’Étienne Thévenet.
En ligne le 19/01/26.
Dernière révision le 19/01/26.