Martin SPIFAME
(?-?)
Premier poème en ligne :
1583 : Rappelle un jour passé…
 

 

 
L’abbé GOUJET, 1748
 

MARTIN SPIFAME.

L’Évêque de Nevers, Gilles Spi­fame, et les autres per­sonnes du même nom que Thé­ve­net cite dans ses Étrennes[1], n’étaient pas les seules de cette fa­mille avec qui notre Poète eut des liai­sons. C’est à lui que Mar­tin Spi­fame, Gen­til­homme Fran­çais, Sei­gneur du grand Hos­tel et d’Azi, adresse le quarante-deuxième de ses Son­nets spi­ri­tuels :

Thévenet, le malheur qui ruine la France,
N’est la diversité de la Religion,
Ni ce qui a causé votre dissension ;
C’est que chacun voulait vivre en toute assurance, etc.

Je ne sais à quel degré Mar­tin Spi­fame appar­te­nait à l’Évêque de Ne­vers. Il est cer­tain qu’il était proche pa­rent de ce Pré­lat, et qu’il avait pour lui beau­coup d’es­time et de res­pect. Il té­moigne l’un et l’autre dans le cinquante-cinquième de ses Son­nets, et dans le soixan­tième et der­nier, qui est l’Épi­taphe de cet Évêque. Ces Son­nets entre­mê­lés de Chan­sons mo­rales et de quelques prières fort dé­votes, pa­rurent d’abord à Bourges, j’ignore en quelle année. Mais l’Imp­ri­meur y lais­sa un si grand nombre de fautes, que l’Au­teur hon­teux de se voir ainsi défi­gu­ré, fit faire une nou­velle édi­tion de ces poé­sies à Paris en 1583.

[…] 

L’abbé GOUJET,
Biblio­thèque fran­çaise,
ou Histoire de la Litté­ra­ture fran­çaise,
tome XII, 1748, pp. 111-113
[Gallica, NUMM-50655_PDF_114_116]
(texte modernisé).


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Notes

[1] La « vie » de Mar­tin Spi­fame suc­cède dans la Bi­blio­thèque de l’abbé Gou­jet à celle d’Étienne Thé­ve­net.








En ligne le 19/01/26.
Dernière révision le 19/01/26.