Pierre de BRACH (v. 1548-1605)
La Vallade, avec toi…
Bordeaux, Simon Millanges, 1576.

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textes de
de Brach

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propos :
l’esprit ou la vertu prime sur la beauté

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La Vallade, avec toi j’ai cette sympathie
D’aimer en la beauté un visage de lait,
Lorsqu’il est coloré du pourpre d’un œillet,
Ou du vermeil plus frais d’une rose épanie :

Mais, j’aime outre cela, une blancheur noircie,
Par le fil délié d’un sourcil noirelet,
Et l’or refrisoté d’un cheveu blondelet,
Étant tels les sourcils et le poil de m’amie.

Mais je n’aime point tant, ni ses cheveux orins,
Ni ses sourcils voûtés en deux arcs ébénins,
Ni son teint coloré d’une rose vermeillle :

Que j’aime la beauté de son divin esprit,
Qui plus dix mille fois en son amour m’éprit,
Que ne fit de son corps la beauté nonpareille.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

La Vallade, avec toi jai cette sympathie
Daimer en la beauté un visage de lait,
Lorsquil est coloré du pourpre dun œillet,
Ou du vermeil plus frais dune rose épanie :

Mais, jaime outre cela, une blancheur noircie,
Par le fil délié dun sourcil noirelet,
Et lor refrisoté dun cheveu blondelet,
Étant tels les sourcils et le poil de mamie.

Mais je naime point tant, ni ses cheveux orins,
Ni ses sourcils voûtés en deux arcs ébénins,
Ni son teint coloré dune rose vermeillle :

Que jaime la beauté de son divin esprit,
Qui plus dix mille fois en son amour méprit,
Que ne fit de son corps la beauté nonpareille.

 

En ligne le 03/09/26.
Dernière révision le 03/09/26.