Semer d’Astres le Ciel,
d’un mot créer le monde,
La matière difforme
orner de forme ronde
[…] Le plaisir qu’il prenait à la Poésie l’occupait tellement, qu’il négligeait le soin de lui-même et de son extérieur. On dit que s’étant un jour présenté devant Henri III avec un habit malpropre, le Roi lui demanda combien il lui donnait de pension ; et qu’après sa réponse il répliqua : J’augmente votre pension d’une telle somme, afin que vous ne vous présentiez point devant moi, que vous ne soyez plus propre. [R]
[…]
Les Amours de Desportes ont été louées dans des Stances de M. Du Perron, et dans une Élégie de Jean Bertaut ; et ses Poésies Chrétiennes l’ont été par Jean Vauquelin de La Fresnaye et Robert Estienne. Vauquelin a fait aussi l’éloge de ses Sonnets :
Desportes d’Apollon ayant
l’âme remplie,
Alors que notre langue était plus accomplie,
Reprenant les Sonnets d’art et de jugement,
Plus que devant encore écrivit doucement.
Colletet approuve ce jugement de Vauquelin, dans son Discours du Sonnet, où il dit que ce que Desportes a composé en ce genre plut infiniment aux beaux esprits de la Cour, pour la grâce naïve, et la grande et nouvelle douceur qu’on y trouvait. [R]
[…]
L’abbé GOUJET,
Bibliothèque française,
ou Histoire de la Littérature française,
tome XIV, 1752, pp. 72 et 77-78
[Gallica, N0050657_PDF_75 /_80_81]
(texte modernisé).
Liens
Anthologie en ligne
* 65 poèmes en ligne sur Poesie.webnet.
Vie
* On peut lire une vie de Desportes par Jean Balsamo, publiée en 2006, à l’occasion du quatre-centième anniversaire de la mort du poète, dans une des pages consacrées aux célébrations nationales du site du ministère de la culture.
Je m’en vais déclinant
comme l’ombre qui passe.
En ligne le 28/04/06.
Dernière révision le 10/12/11.