Philippe DESPORTES
(1546-1606)
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Semer d’Astres le Ciel,

d’un mot créer le monde,

La matière difforme

orner de forme ronde







L’abbé  GOUJET, 1752.
 
PHILIPPE DESPORTES.

[…] Le plaisir qu’il prenait à la Poé­sie l’occu­pait telle­ment, qu’il négli­geait le soin de lui-même et de son exté­rieur. On dit que s’étant un jour présen­té devant Henri III avec un habit mal­propre, le Roi lui deman­da combien il lui don­nait de pen­sion ; et qu’après sa ré­ponse il répli­qua : J’aug­mente votre pen­sion d’une telle somme, afin que vous ne vous pré­sen­tiez point devant moi, que vous ne soyez plus propre. [R]

[…] 

Les Amours de Desportes ont été louées dans des Stances de M. Du Perron, et dans une Élé­gie de Jean Ber­taut ; et ses Poé­sies Chrétiennes l’ont été par Jean Vau­que­lin de La Fres­naye et Robert Estienne. Vauque­lin a fait aussi l’éloge de ses Sonnets :

Desportes d’Apollon ayant l’âme remplie,
Alors que notre langue était plus accomplie,
Reprenant les Sonnets d’art et de jugement,
Plus que devant encore écrivit doucement.

Colle­tet approuve ce juge­ment de Vauque­lin, dans son Discours du Sonnet, où il dit que ce que Desportes a compo­sé en ce genre plut infi­ni­ment aux beaux esprits de la Cour, pour la grâce naïve, et la grande et nouvelle douceur qu’on y trouvait. [R]

[…] 

L’abbé GOUJET,
Biblio­thèque fran­çaise,
ou His­toire de la Littéra­ture fran­çaise,
tome XIV, 1752, pp. 72 et 77-78
[Gallica, NUMM-50657, PDF_75 / 80_81]
(texte modernisé).




Liens

Biographie

* On peut lire une vie de Desportes par Jean Balsa­mo, publiée en 2006, à l’occa­sion du quatre-centième anni­ver­saire de la mort du poète, dans une des pages consa­crées aux célé­bra­tions natio­nales du site du minis­tère de la culture.

Étude

* On peut lire, de François Rouget, Philippe Desportes et la logique des recueils poé­tiques, article paru en 2006 dans le n° 62, pp. 97-108 de la revue RHR – Réforme, Huma­nisme, Renais­sance, en ligne sur Persée, portail de publi­ca­tion élec­tro­nique de revues scienti­fiques en sciences humaines et sociales.




Je m’en vais déclinant

comme l’ombre qui passe.





En ligne le 28/04/06.
Dernière révision le 11/11/20.