Flaminio de BIRAGUE (?-?)
Ô cœur triste et pensif… (Canz., 57)
Paris, Thomas Périer, 1585.

«««

textes de
Bi­rague

»»»


«««

dispo­si­tion du
pré­am­bule
(vers 5 à 8)

»»»


«««

»»»


«««

propos :
la constance de l’aimée dans la cruauté

»»»


«««

imi­ta­tion de
Mie venture…

»»»

O cueur triste & pensif, qui en si dur martyre,
Te recuis à feu lent, en si dur creuecueur,
Pensant appriuoiser d’vne Tigre le cueur,
Et que d’vn diamant quelque suc on retire.

Plustost contre Aquilon animé de grand’ire
Ferme resisteroit quelque feuillar vainqueur,
Plustost tout l’Ocean tariroit sa liqueur,
Plustost l’aimant seroit plus mol que n’est la cire:

Que de iamais trouuer en ce cueur aimantin
Vn seul trait de pitié, ainsi veut le destin,
Mon cueur n’y pense plus, change mon cueur ta chance.

Encor qu’vn bon Demon l’incitast à pitié,
Iamais loyer égal à ta ferme amitié
Ne respondroit au tiers de ta longue souffrance.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

O cueur triste & penſif, qui en ſi dur martyre,
Te recuis à feu lent, en ſi dur creuecueur,
Penſant appriuoiſer d’vne Tigre le cueur,
Et que d’vn diamant quelque ſuc on retire.

Pluſtoſt contre Aquilon animé de grand’ire
Ferme reſiſteroit quelque feuillar vainqueur,
Plustoſt tout l’Ocean tariroit ſa liqueur,
Plustoſt l’aimant ſeroit plus mol que n’eſt la cire:

Que de iamais trouuer en ce cueur aimantin
Vn ſeul trait de pitié, ainſi veut le destin,
Mon cueur n’y penſe plus, change mon cueur ta chance.

Encor qu’vn bon Demon l’incitaſt à pitié,
Iamais loyer égal à ta ferme amitié
Ne reſpondroit au tiers de ta longue ſouffrance.

 

En ligne le 14/05/09.
Dernière révision le 07/03/26.