André MAGE de FIEFMELIN (c. 1561-c. 1620)
Fuis, maudite, de moi…
Poitiers, Jean de Marnef, 1601.

FUis, maudite, de moi, fuis, maquerelle chair :
Tu as plus de gluaux que Flore de fleurettes,
Plus que l’Été de grains, plus qu’Hymette d’avettes,
Et plus d’attraits que n’a de traits l’aveugle archer.

Les sens et la Raison, où tu te viens cacher,
Te servent à piper nos âmes indiscrètes :
Des feux dont tu nous ards ce sont les allumettes,
Et des maux qui nous font dans l’Averne broncher.

Le Ciel devant le foudre envoye son tonnerre,
Le mur devant sa chute écroule quelque pierre :
Et devant sentir Mars s’entend son triste effroi.

Mais ton amour charnel, qui perd le corps et l’âme,
N’est vu ni su de nous qu’alors qu’il brûle en soi
Le cœur et l’intellect d’une infernale flamme.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

FUis, maudite, de moi, fuis, maquerelle chair :
Tu as plus de gluaux que Flore de fleurettes,
Plus que lÉté de grains, plus quHymette davettes,
Et plus dattraits que na de traits laveugle archer.

Les sens et la Raison, où tu te viens cacher,
Te servent à piper nos âmes indiscrètes :
Des feux dont tu nous ards ce sont les allumettes,
Et des maux qui nous font dans lAverne broncher.

Le Ciel devant le foudre envoye son tonnerre,
Le mur devant sa chute écroule quelque pierre :
Et devant sentir Mars sentend son triste effroi.

Mais ton amour charnel, qui perd le corps et lâme,
Nest vu ni su de nous qualors quil brûle en soi
Le cœur et lintellect dune infernale flamme.

 

En ligne le 14/04/26.
Dernière révision le 14/04/26.