««« Tan­tale »»»

« Tantale » ou le « père de Pélops » dans :
Ron­sard
1553
~ Je vou­drais être…
Magny
1557
~ Amour a fait de moi…
Boys­sières
1578
~ Tout à coup je me sens…
Hes­teau
1578
~ Passants ne cher­chez plus…
Bi­rague
1585
~ Plutôt les pâles Sœurs…
Le Poulchre
1587
~ À mon cruel tour­ment…
Bernier de La Brousse
1618
~ Le feu, les cou­leu­vreaux…

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◊ le « père de Pélops » (Bernier de La Brousse)
Source du commen­taire : Muret, 1553
 

Tantale. Mal­heu­reux, fa­mé­lique ou fa­meil­leux, phry­gien, al­té­ré, trom­peur, avare, mi­sé­rable, traître, affa­mé.

Tantale fils de Jupi­ter et de Plote nymphe, fut roi de Phry­gie, lequel vou­lant expé­ri­men­ter la di­vi­ni­té des dieux qu’il avait con­viés à ban­que­ter, leur dé­tran­cha par pièces un sien fils nom­mé Pélops : et l’ayant fait cuire le leur pré­sen­ta mais ils n’en vou­lurent man­ger. Or pour pu­ni­tion de cette grave offense les poètes le dé­tiennent aux en­fers dans l’eau jusqu’au men­ton, et dès qu’il se veut bais­ser pour étan­cher sa soif, l’eau s’en­fuit si bien qu’il n’en sau­rait prendre une goutte. L’on dit aussi qu’il est entou­ré de beaux arbres, comme pom­miers et tels autres, qui lui apportent le fruit tout auprès des mains, et quand il en a cuidé prendre, les arbres se haussent sou­dain, de sorte qu’il n’y peut atteindre.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 256r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_518]
(texte modernisé).

[Tantalide. Aga­mem­non, Pélops, soif.]

[Tanta­lienne. Soif.]

[Voir les autres suppli­ciés infer­naux : les Bé­lides, Ixion, Phlé­gye, Si­syphe, Ti­tye ; voir encore Phi­née, Pro­mé­thée et Pha­la­ris.]


 

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Tantale. Mal­heu­reus, fa­me­lique ou fa­meil­leus, phry­gien, al­te­ré, trom­peur, auare, mi­se­rable, traistre, affa­mé.

Tantale fils de Iupi­ter & de Plote nymphe, fut roi de Phrygie, lequel vou­lant expe­ri­men­ter la di­ui­ni­té des dieux qu’il auoit con­uiez à ban­que­ter, leur des­tran­cha par pieces vn sien fils nom­mé Pelops : & l’aiant fait cuire le leur pre­sen­ta mais ils n’en vou­lurent man­ger. Or pour pu­ni­tion de ceste griefue offence les poëtes le de­tiennent aux enfers dans l’eau iusques au men­ton, & dés qu’il se veut bais­ser pour estan­cher sa soif, l’eau s’en­fuit si bien qu’il n’en sçau­roit prendre vne goutte. Lon dit aus­si qu’il est entou­ré de beaux arbres, comme pom­miers & tels autres, qui lui apportent le fruict tout au­pres des mains, & quand il en a cuide prendre, les arbres se haussent sou­dain, de sorte qu’il n’i peut attaindre.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 256r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_518]
(texte original).

[Tantalide. Aga­mem­non, Pelops, soif.]

[Tanta­lienne. Soif.]

[Voir les autres suppli­ciés infer­naux : les Be­lides, Ixion, Phle­gye, Si­syphe, Ti­tye ; voir encore Phi­nee, Pro­me­thee et Pha­la­ris.]



 

Liens

* On peut voir une estampe illus­trant le sup­plice de Tan­tale insé­rée entre les pages 426 et 427 des Tableaux du temple des Muses de Michel de Marolles en ligne sur Gallica.

* On peut voir une image de Tan­tale à côté de Sisyphe et d’Ixion sur une des pages de mytho­logie du site néer­lan­dais Kox Kollum en Klassie­ken.

Liens valides au 14/12/19.