De toi me plains,
que tant de feux portant,
N’en est sur toi volé
quelque étincelle.
Estreines, à Dame Louïze Labé.
Louïze est tant gracieuse
& tant belle,
Louïze à tout est tant bien avenante,
Louïze ha l’œil de si vive estincelle,
Louïze ha face au corps tant convenante,
De si beau port, si belle et si luisante,
Louïze ha voix que la Musique avoue,
Louïze ha main qui tant bien au lut joue,
Louïze ha tant ce qu’en toutes on prise,
Que je ne puis que Louïze ne loue,
Et si ne puis assez louer Louïze.
Anonyme,
Ecrits de divers Poètes, à la louange de
Louise Labé Lyonnaise,
Œuvres de Louise Labé, Lyon, Jean de Tournes, 1555,
p. 133
[Gallica, N0079207_PDF_137].
Liens
Éditions en ligne
* Le site de l’Académie de Lyon propose les pages les plus complètes : Les Sonnets de Louise Labé. On y trouve l’œuvre complète.
Liens valides au 09/10/11.
Études
* Le point sur la controverse née de la parution en 2006 du livre de Mireille Huchon, Louise Labé, une créature de papier, dans Louise Labé attaquée, une page du site de la SIEFAR, Société Internationale pour l’Étude des Femmes de l’Ancien Régime, qui propose aussi une notice Louise Labé dans son Dictionnaire des Femmes de l’Ancienne France.
Liens valides au 09/10/11.
En ligne le 30/10/04.
Dernière révision le 09/10/11.