Je vis, je meurs : je me
brûle et me noie.
J’ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie
m’est et trop molle et trop dure.
J’ai grands ennuis
entremêlés de joie :
Tout à un coup je ris et je
larmoie,
Et en plaisir
maint gref tourment
j’endure :
Mon bien s’en va, et à jamais il dure :
Tout en un coup je sèche et je verdoie.
Ainsi Amour
inconstamment me mène :
Et quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.
Puis quand je crois ma joie
être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.
Je vis, je meurs : je me
brûle et me noie.
J’ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie
m’est et trop molle et trop dure.
J’ai grands ennuis
entremêlés de joie :
Tout à un coup je ris et je
larmoie,
Et en plaisir
maint gref tourment
j’endure :
Mon bien s’en va, et à jamais il dure :
Tout en un coup je sèche et je verdoie.
Ainsi Amour
inconstamment me mène :
Et quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.
Puis quand je crois ma joie
être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.
En ligne le 30/12/04.
Dernière révision le 25/10/09.