I’ay veu le
Ciel
paré de flambeaux
lumineux,
I’ay veu calmer la
mer,
i’ay veu
l’or
precieux,
I’ay veu du Dieu
guerrier
l’ordonnance
aggreable,
I’ay veu du
Delien
le bel
œil
fauorable,
I’ay veu des
grands
Palais
le front
audacieux,
I’ay veu les
champs,
les bois,
les monts
delicieux,
I’ay veu gazouiller
l’eau
d’vn ruisseau
delectable,
I’ay veu le
bled
cresté
ondoyamment baisser,
I’ay veu l’humble
Venus
son Adon
caresser,
I’ay veu le bal
sacré
des huict
Sœurs
de Thalie,
I’ay veu le bien,
l’honneur,
la doulceur,
la santé,
I’ay veu le
plaisant
fruict
de chere
nouueauté,
Mais ie n’ay rien veu
beau,
comme ma
fiere
Amie.
I’Ay veu les belles fleurs du Prin-temps deſirable,
I’ay
veu le Ciel
paré de flambeaux
lumineux,
I’ay veu calmer
la mer,
i’ay veu
l’or
precieux,
I’ay veu du
Dieu
guerrier
l’ordonnãce
aggreable,
I’ay
veu du Delien
le bel
œil
fauorable,
I’ay veu des
grands
Palais
le front
audacieux,
I’ay veu les
champs,
les bois,
les monts
delicieux,
I’ay veu
gazouiller l’eau
d’vn
ruiſſeau
delectable,
I’ay
veu le bled
creſté
ondoyamment baiſſer,
I’ay veu
l’humble
Venus
ſon Adon
careſſer,
I’ay veu le bal
ſacré
des huict
Sœurs
de Thalie,
I’ay
veu le bien,
l’honneur,
la doulceur,
la ſanté,
I’ay veu le
plaiſant
fruict
de chere
nouueauté,
Mais ie n’ay rien
veu
beau, comme ma
fiere
Amie.
En ligne le
18/07/10.
Dernière révision le 02/02/26.