Marin LE SAULX (?-?)
Ce Dragon boursouflé…
Londres, Thomas Vautrolier, 1577.
ouvrir sur Gallica : sonnet 95, p. 87.

CE Dragon boursouflé, Empereur de la mort,
Me pourchassant à mort par une injuste envie,
Dans la mer de la mort fit abîmer ma vie,
Qui submergeait les sens de mon cœur déjà mort,

Quand le Christ mon époux par une mort qui mord
Le péché, qui la mort à me meurtrir convie,
Mordit jusqu’à la mort la mort par mort suivie,
Mettant à mort ma mort et mon péché plus ord.

Sa mort donc a meurtri ma noire mort mortelle,
Sa mort donne la mort et la vie immortelle
À ma chair, qui sous mort sans cette mort gisait.

Ainsi ma mort vaut mieux que ma vie insolente,
Qui meurtrissait ma chair d’une mort violente,
Qui sans Christ tout le monde à son gré maîtrisait.

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CE Dragon boursouflé, Empereur de la mort,
Me pourchassant à mort par une injuste envie,
Dans la mer de la mort fit abîmer ma vie,
Qui submergeait les sens de mon cœur déjà mort,

Quand le Christ mon époux par une mort qui mord
Le péché, qui la mort à me meurtrir convie,
Mordit jusqu’à la mort la mort par mort suivie,
Mettant à mort ma mort et mon péché plus ord.

Sa mort donc a meurtri ma noire mort mortelle,
Sa mort donne la mort et la vie immortelle
À ma chair, qui sous mort sans cette mort gisait.

Ainsi ma mort vaut mieux que ma vie insolente,
Qui meurtrissait ma chair d’une mort violente,
Qui sans Christ tout le monde à son gré maîtrisait.

 

En ligne le 09/10/05
versé dans l’anthologie des antonomases le 23/08/21.
Dernière révision le 23/08/21.