««« Bellé­ro­phon »»»

« Bellé­ro­phon » dans :
Jo­delle
1574
~ Ne les a-t-on pu donc…

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Bellérophon. Chaste, ai­lé, bel­li­queur, gen­til, vo­lant, race éolide, nep­tu­nien, vail­lant, che­va­lier, cou­ra­geux.

Belléro­phon fils de Nep­tune (bien qu’on l’esti­mât fils de Glauque roi d’Éphire) jeune prince accom­pli de tous points, étant en la Cour de Proète roi d’Arges, la femme du Roi s’éna­mou­ra de lui si fort, que lais­sant la honte en tel cas requise, elle lui offrit la jouis­sance de son corps : mais étant refu­sée par lui et crai­gnant qu’il ne la diffa­mât, pre­mière se com­plai­gnit à son mari, disant que Bel­lé­ro­phon l’avait vou­lu for­cer. Proète ne le vou­lant tuer, l’en­voya avec lettres à Jobat roi de Lycie son beau-père pour en prendre la ven­geance, lequel ses lettres lues pen­sa qu’il fal­lait faire mou­rir Bel­lé­ro­phon par quelque tra­hi­son : À cette cause lui tint pro­pos de l’aven­ture de la Chi­mère, lui remon­trant que grand los acquer­rait celui qui pour­rait une telle bête dé­con­fire. Bel­lé­rophon fut de si gen­til cœur qu’il l’en­tre­prit, et en vint à bout avec l’aide du che­val volant Pégase : Pour cette vail­lan­tise et plu­sieurs autres encore qu’il fit, Jobat s’émer­veil­lant au lieu de le meur­trir lui don­na une sienne fille nom­mée Cas­sandre en mariage, avec une bonne par­tie de son royaume.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 34v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_75]
(texte modernisé).


 

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Bel­lero­phon. Chaste, ail­lé, bel­li­queur, gen­til, vo­lant, race æolide, nep­tu­nien, vail­lant, che­ua­lier, cou­ra­geus.

Bellero­phon fils de Nep­tune (bien qu’on l’esti­mast fils de Glauque roi d’Ephire) ieune prince accom­pli de tous points, estant en la Cour de Proete roi d’Arges, la femme du Roi s’ena­mou­ra de lui si fort, que lais­sant la honte en tel cas requise, elle lui offrit la iouïs­sance de son corps : mais estant refu­see par lui & crai­gnant qu’il ne la diffa­mast, pre­miere se com­plai­gnit à son mari, disant que Bel­le­ro­phon l’auoit vou­luë for­cer. Proete ne le vou­lant tuer, l’en­uoïa auec lettres à Iobat roi de Lycie son beau-pere pour en prendre la ven­geance, lequel ses lettres luës pen­sa qu’il fail­loit faire mou­rir Bel­le­ro­phon par quelque tra­hi­son : A ceste cause lui tint pro­pos de l’aduen­ture de la Chi­mere, lui remons­trant que grand loz acquer­roit celui qui pour­roit vne telle beste des­con­fire. Bel­le­ro­phon fut de si gen­til cueur qu’il l’en­tre­print, & en vint à bout auec l’aide du che­ual volant Pegase : Pour ceste vail­lan­tise & plu­sieurs autres encores qu’il fit, Iobat s’esmer­ueil­lant au lieu de le meur­drir lui don­na vne sienne fille nom­mee Cas­sandre en mariage, auecques vne bonne par­tie de son roïaume.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 34v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_75]
(texte original).