Joachim DU BELLAY (1522-1560)
Cent mille fois… (Canz., 21)
Paris, G. Corrozet & A. L’Angelier, 1550.

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textes de
Du Bellay

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Mille fiate…

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ouvrir sur Gallica : L’Olive, sonnet LXX, f° D2v°.

Cent mille fois, et en cent mille lieux
Vous rencontrant, ô ma douce guerrière !
Le pied tremblant me retire en arrière
Pour avoir paix avecque vos beaux yeux.

Mais ie ne puis, et ne pourraient les Dieux
Freiner le cours de ma volonté fière.
Si je le puis, la superbe rivière
Fera le sien monter jusques aux cieux.

Que te sert donc éloigner le vainqueur
Ô toi mon œil ! si au milieu du cœur
Je sens le fer, dont il faut que je meure ?

Ainsi le cerf par la plaine élancé
Évite l’arc meurtrier, qui l’a blessé,
Mais non le trait, qui toujours lui demeure.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Cent mille fois, et en cent mille lieux
Vous rencontrant, ô ma douce guerrière !
Le pied tremblant me retire en arrière
Pour avoir paix avecque vos beaux yeux.

Mais je ne puis, et ne pourraient les Dieux
Freiner le cours de ma volonté fière.
Si je le puis, la superbe rivière
Fera le sien monter jusques aux cieux.

Que te sert donc éloigner le vainqueur
Ô toi mon œil ! si au milieu du cœur
Je sens le fer, dont il faut que je meure ?

Ainsi le cerf par la plaine élancé
Évite l’arc meurtrier, qui l’a blessé,
Mais non le trait, qui toujours lui demeure.

 

En ligne le 06/10/26.
Dernière révision le 06/10/26.