Vasquin PHILIEUL (1522-?)
Jà mille fois… (Canz., 21)
Avignon, B. Bonhomme, 1555 (Paris, 1548).

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textes de
Phi­lieul

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imi­ta­tion de
Mille fiate…

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Jà mille fois, douce mienne guerrière,
Pour avoir paix, j’ai osé hasarder
De vous offrir mon cœur : mais l’âme fière
En si bas lieu ne daigne regarder.

Si autre dame en lui voulait fonder
Quelque espérance, en vain prendrait émoi :
Plus, quant à moi, je ne le veux garder,
Car ce qu’à vous est fâcheux, l’est à moi.

Si donc de tous est ainsi déchassé,
Et si d’exil ne trouve en vous secours,
(Ni seul peut être, et tout autre a laissé)

Il pourrait bien perdre son propre cours :
Ce que serait un trop grand péché nôtre,
Et d’autant plus de vous, vu qu’il est vôtre.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Jà mille fois, douce mienne guerrière,
Pour avoir paix, j’ai osé hasarder
De vous offrir mon cœur : mais l’âme fière
En si bas lieu ne daigne regarder.

Si autre dame en lui voulait fonder
Quelque espérance, en vain prendrait émoi :
Plus, quant à moi, je ne le veux garder,
Car ce qu’à vous est fâcheux, l’est à moi.

Si donc de tous est ainsi déchassé,
Et si d’exil ne trouve en vous secours,
(Ni seul peut être, et tout autre a laissé)

Il pourrait bien perdre son propre cours :
Ce que serait un trop grand péché nôtre,
Et d’autant plus de vous, vu qu’il est vôtre.

 

En ligne le 24/05/06,
versé dans l’anthologie principale le 06/10/26.
Dernière révision le 06/10/26.