Que le ciel s’ouvre
au feu
de maint éclair
PIERRE DE BRACH.
C’est Pierre de Brach, comme vous l’avez vu, qui nous a instruit du véritable lieu de la naissance de Du Bartas [1]. Ces deux Poètes étaient amis, et tous deux Gascons. De Brach était de Bordeaux. L’amour qu’il ressentait pour sa patrie nous a valu un éloge historique et poétique de cette Ville, sous le titre d’Hymne de Bordeaux, qu’il adressa à Ronsard. Ausone lui en avait donné l’exemple.
Bien que sous toi soient nés mille doctes esprits,
dit-il en portant la parole à la Ville même de Bordeaux,
Un seul Ausone a peint ta gloire en ses
écrits,
Rendant de siècle en siècle à jamais
mémorables
De tes vieux monuments les marques admirables :
Ausone qui, Consul Bordelais et Romain,
Nous a laissé ses vers, lesquels de main en main
Sont venus jusqu’à nous, comme un vieil
héritage
Des biens que son esprit nous laissa pour partage.
Or doncques après lui je veux ton los chanter, &c.
De
Brach parle en effet dans son poème, de l’origine
de Bordeaux, de ses antiquités, de ses premiers
maîtres, du temps où cette Ville a
passé sous la domination Française, de
ce qui y est arrivé de plus mémorable,
de ses édifices, de ses Collèges, des Savants qui
l’ont illustrée.
[…]
L’abbé GOUJET,
Bibliothèque française,
ou Histoire de la Littérature française,
tome XIII, 1752, pp. 322-323
[Gallica, N0050656_PDF_348_349]
(texte modernisé).
Notes
[1] La "vie" de Pierre de Brach succède dans la Bibliothèque de l’abbé Goujet à celle de Du Bartas.
En ligne le 13/07/07.
Dernière révision le 11/11/09.