[…]
A imée,
enfin, à fin je suis venu
Du long
discours de mon mal
advenu,
Non pas de tout, car l’amoureuse
peine
Est plus nombreuse
en moi que n’est l’arène
Au bord
de l’eau,
ou plus que dans les cieux
Ne sont épais les astres radieux,
Dont l’épaisseur ne peut être
comptée,
La vue
étant du nombre surmontée :
Mais si je manque au nombre de mes maux,
Supplée au reste, ayant vu mes travaux.
Finissant donc, pour te faire
connaître
Quel je te suis, et quel je te veux être,
Je te suppli’ vouloir prendre de moi
Ces tristes
vers,
pour arrhes de ma foi.
[…]
A imée,
enfin, à fin je suis venu
Du long
discours de mon mal
advenu,
Non pas de tout, car l’amoureuse
peine
Est plus nombreuse
en moi que n’est l’arène
Au bord
de l’eau,
ou plus que dans les cieux
Ne sont épais les astres radieux,
Dont l’épaisseur ne peut être
comptée,
La vue
étant du nombre surmontée :
Mais si je manque au nombre de mes maux,
Supplée au reste, ayant vu mes travaux.
Finissant donc, pour te faire
connaître
Quel je te suis, et quel je te veux être,
Je te suppli’ vouloir prendre de moi
Ces tristes
vers,
pour arrhes de ma foi.
En ligne le 11/11/09.
Dernière révision le 08/05/10.