Jean de LA JESSÉE (1551-?)
Bienheureux l’an, et jour…
Anvers, Christofle Plantin, 1583.

Bienhevrevs l’an, & iour, & ces champz soliteres
Qui furent honnorez, quand Madame naquit :
Bienheureus le Chasteau qui ce beau los acquit,
Bienheureus pere, & mere, & ses sœurs, & ses freres.

Bienheureus son parrain, & ses amys prosperes,
Bienheureus qui premier de sa beauté s’enquit :
Bienheureuse à son tour la femme qu’on requit
Pour luy tendre, & bailler, ses mamelles laitieres.

Bienheureus le seiour où la Nymphe se plaist,
Bienheureus le mary pour qui ia meure ell’est,
Bienheureus qui la void si gentille, & si belle.

Bienheureus qui l’acoste, & luy vouë sa foy :
Et bienheureus aussi qui l’ayme comme moy,
Moy plus heureus que tous, si i’estois aymé d’elle!

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Bienhevrevs l’an, & iour, & ces champz soliteres
Qui furent honnorez, quand Madame naquit :
Bienheureus le Chasteau qui ce beau los acquit,
Bienheureus pere, & mere, & ses sœurs, & ses freres.

Bienheureus son parrain, & ses amys prosperes,
Bienheureus qui premier de sa beauté s’enquit :
Bienheureuse à son tour la femme qu’on requit
Pour luy tendre, & bailler, ses mamelles laitieres.

Bienheureus le seiour où la Nymphe se plaist,
Bienheureus le mary pour qui ia meure ell’est,
Bienheureus qui la void si gentille, & si belle.

Bienheureus qui l’acoste, & luy vouë sa foy :
Et bienheureus aussi qui l’ayme comme moy,
Moy plus heureus que tous, si i’estois aymé d’elle!

 

En ligne le 15/06/12.
Dernière révision le 11/11/18.