Que
sens-je en moi,
s’amour
ne suis sentant ?
Si c’est
amour,
quel peut-il être, et quoi ?
Si bon,
d’où vient l’effet
mortel
de soi ?
Sinon,
d’où vient que le
mal
m’en plaît tant ?
Si
j’ards à gré, que vais-je lamentant ?
Si à mal
gré, qu’en vaut le
triste
émoi ?
Ô
vive
mort !
doux
mal,
as-tu sur moi
Tant de pouvoir, si
n’y suis consentant ?
Si
j’y consens, à
grand
tort
je me deulx :
Sans gouvernail je me
trouve en mer
plaine,
En
nef
fragile,
entre vents
si divers,
De
savoir vide,
et d’erreur
si fort
pleine.
Que je ne sais
moi-même que je veux :
L’été
je tremble, et brûle les
hivers.
Que
sens-je en moi,
s’amour
ne suis sentant ?
Si c’est
amour,
quel peut-il être,
et quoi ?
Si
bon,
d’où
vient l’effet
mortel
de soi ?
Sinon,
d’où
vient que le
mal
m’en
plaît tant ?
Si
j’ards
à gré,
que vais-je lamentant ?
Si à mal
gré,
qu’en vaut le
triste
émoi ?
Ô
vive
mort !
doux
mal, as-tu sur moi
Tant de
pouvoir, si n’y
suis consentant ?
Si
j’y consens,
à
grand
tort
je me deulx :
Sans gouvernail je me
trouve en mer
plaine,
En
nef
fragile,
entre vents
si
divers,
De
savoir
vide,
et d’erreur
si fort
pleine.
Que je ne sais
moi-même que je veux :
L’été
je tremble, et
brûle les
hivers.
En ligne le
02/04/26.
Dernière révision le 02/04/26.