Marc Claude de BUTTET
(v. 1530-1586)
Dernier poème en ligne :
1575 : Jamais ne vint…

Et son doux bras au mien mollemement allié,
Faisant par son jardin
la ronde promenade

 

 
L’abbé GOUJET, 1748
 

MARC-CLAUDE DE BUTTET.

Marc-Claude de Buttet était plus savant que son ami Des Autels[1]. Outre les langues Grecque et latine et la connais­sance des bons Auteurs, il s’était appli­qué à la science des Mathé­ma­tiques et de la Phi­lo­so­phie, et l’on assure qu’il y a excel­lé. C’était un Gen­til­homme de savoie, dont la famille paraît avoir vécu avec hon­neur à Cham­bé­ry, et s’être dis­tin­guée par les armes. Il fut envoyé dès sa pre­mière jeu­nesse à Paris, où il fit ses études, et il se féli­cite de l’édu­ca­tion qu’il reçut dans cette ville. Il y acquit la connais­sance du Car­di­nal de Châ­til­lon, et cette Émi­nence le pré­sen­ta à Mar­gue­rite de France, qui épou­sa depuis Emma­nuel Phi­li­bert, Duc de Savoie. Buttet, déjà bien reçu chez les Grands, et flat­té sur ses talents par ses amis, hési­ta quelque temps sur le par­ti dans lequel il devait s’en­ga­ger. Sa nais­sance, l’exemple de plu­sieurs de ses parents, et celui de Louis Buttet, son cou­sin, en par­ti­cu­lier, sem­blaient devoir le déter­mi­ner pour la pro­fes­sion mili­taire ; mais son amour pour les lettres, sur­tout pour la poé­sie, joint à la paix sur­ve­nue par le mariage de Mar­gue­rite de France avec son Sou­ve­rain, lui firent embras­ser un genre de vie plus tran­quille et plus conforme à son incli­na­tion.

[…] 

La même année qu’il don­na son Épi­tha­lame, il publia aussi sur la paix une Ode pour laquelle on lui avait accor­dé un pri­vi­lège dès le 21 Février 1558. Ces deux pièces ont été réim­pri­mées avec quelques chan­ge­ments, dans un recueil de ses poé­sies dont il fit pré­sent au public en 1561. Ce recueil, où But­tet a trans­por­té dans notre langue bien des mots nou­veaux tirés du Grec et du Latin, sur les­quels il se jus­ti­fie fort mal, contient d’abord deux livres d’Odes, vingt-cinq dans le premier, trente-un dans le second : ensuite son Amal­thée en cent vingt-huit Sonnets, et l’Épi­tha­lame dont je vous ai par­lé. J’ai tiré de ces pièces les faits que j’ai rap­portés.

[…] 

L’abbé GOUJET,
Bibliothèque française,
ou Histoire de la Littérature française,
tome XII, 1748, pp. 353-356
[Gallica, NUMM-50655, PDF_356_359]
(texte modernisé).


________

Notes

[1] La « vie » de Marc Claude de Buttet succède dans la Biblio­thèque de l’abbé Goujet à celle de Guillaume Des Autels.





Liens

Compte rendu de lecture

* On peut lire un compte rendu de lecture, par Michèle Clément, de Marc-Claude de Buttet, l’Honneur de la Savoie, biogra­phie publiée par Sarah Alyn Stacey chez Champion en 2006, paru dans la revue Réforme, Huma­nisme, Renais­sance, (2007, volume 65) consul­table sur Persée, portail de publi­ca­tion élec­tro­nique de revues scienti­fiques en sciences humaines et sociales.

Liens valides au 08/03/20.

Étude en ligne

* On peut lire en ligne la page que Louis Terreaux consacre à Marc-Claude de Buttet, dans un article illus­trant l’iden­ti­té cultu­relle savoyarde, La litté­ra­ture savoyarde du Moyen-Âge au début du XVIIIe siècle, sur le site Sabaudia.org qui a pour objet de présen­ter l’histoire, le patri­moine et les archives des Pays de Savoie.

Liens valides au 08/03/20.


 


En ligne le 02/11/08.
Dernière révision le 27/11/20.