Toujours ne sera d’or
ton poil
qui s’entrelace,
Ni de perles
avec ton blanc
ordre
de dents,
Ni deux beaux astres clairs
tes yeux
doux-regardants,
Ni de rose,
et de lis,
le vif
teint
de ta face.
Beauté
comme une fleur
tantôt naît, tantôt passe,
L’une peu d’heures
dure, et l’autre bien
peu d’ans,
Et ne se renouvelle ainsi que les serpents,
À qui nature
plus, ce semble, a fait de grâce.
Doncques si tu m’en crois
hautaine ne présume
Par elle t’orgueillir, mais change de coutume :
Du grand
assaut
des ans
qui se peut garantir ?
Toute chose se passe : et pour
en faire preuve
Ton cristal
aujourd’hui ainsi qu’hier ne te treuve :
La folle
erreur
nous tire à un
vain
repentir.
Toujours ne sera d’or
ton poil
qui s’entrelace,
Ni de perles
avec ton blanc
ordre
de dents,
Ni deux beaux astres clairs
tes yeux
doux-regardants,
Ni de rose,
et de lis,
le vif
teint
de ta face.
Beauté
comme une fleur
tantôt naît, tantôt passe,
L’une peu d’heures
dure, et l’autre bien
peu d’ans,
Et ne se renouvelle ainsi que les serpents,
À qui nature
plus, ce semble, a fait de grâce.
Doncques si tu m’en crois
hautaine ne présume
Par elle t’orgueillir, mais change de coutume :
Du grand
assaut
des ans
qui se peut garantir ?
Toute chose se passe : et pour
en faire preuve
Ton cristal
aujourd’hui ainsi qu’hier ne te treuve :
La folle
erreur
nous tire à un
vain
repentir.
En ligne le 12/09/10.
Dernière révision le 13/02/11.