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« roses » ou « rose » dans :
Phi­lieul
1548 [1555]
~ Où prit amour… (Canz., 220)
Du Bellay
1549
~ Qui a vu les Lis, et les Roses…
1550
~ Quand la fureur…
~ Rendez à l’or…
1552
~ Ce ne sont pas…
1558
~ Si fruits, raisins, et blés…
Tyard
1549
~ Ma Dame alors…
Ron­sard
1552
~ Un chaste feu…
~ Ce beau corail…
~ Ô doux par­ler…
~ Ni voir flam­ber…
~ Il faisait chaud…
~ Le feu jumeau…
~ Que Gâtine ait…
1555
~ Autant qu’un rivage a…
1578
~ Quand vous serez bien vieille…
Tahu­reau
1554 [1870]
~ En quel fleuve aré­neux…
Baïf
1555
~ Ô beaux yeux azu­rins…
1573
~ J’aime ce teint…
~ Hier cueillant cette Rose…
Magny
1557
~ Je l’aime bien…
Buttet
1561
~ De quel rosier…
~ Jà le matin…
~ Toujours ne sera d’or…
Jean de La Taille
1573
~ Quel plaisir puis-je avoir…
Gou­lart
1574
~ Mon âge, ô Dieu…
Chante­louve
1576
~ D’où prit amour…
~ En noble sang…
~ Plutôt Jupin…
Boys­sières
1578
~ L’on peut or’ contem­pler…
La Jessée
1578
~ Grasinde, qui me fais…
1583
~ Au bon arbre, au Rosier…
~ Ô ris com­blé…
Hes­teau
1578
~ Du Soleil radieux…
Le Loyer
1579
~ Sous un voile mor­tel…
Cathe­rine Des Roches
1583
~ Ô belle Main qui l’arc…
Jacques de Romieu
1584
~ Que servent ces œil­lets…
Du Monin
1585
~ Bouche, riche cité…
Du Buys
1585
~ Comme on ne compte point…
Bi­rague
1585
~ Ton poil doré…
Isaac Habert
1585
~ Tu as laissé ton Dieu…
Chan­dieu
1587
~ Le monde est un jar­din…
Le Poulchre
1587
~ S’on voyait votre Été…
Poupo
1590
~ Il n’y a pas au bord…
Louven­court
1595
~ Cheveux fri­sés…
Expil­ly
1596
~ Ne trouver point de fin…
~ Cypris, Pithon, Minerve…
Mont­chres­tien
1601
~ Par toi vont com­men­cer…
Nostre­dame
1608
~ Comme un peintre excel­lent…
Claude Gar­nier
1609
~ Soit que je vive…
~ Ces feux jumeaux…
Pas­quier
1610
~ Non : je ne veux…

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Rose. Vermeille ou ver­meil­lette, franche, prin­ta­nière, bou­ton­née, bien-fleu­rante, rouge, vio­lette de Cy­pris, belle, douce, in­car­nate, ci­na­brine, ma­ti­nale, bou­quet d’amour, pour­prée ou pour­prine, épa­nie, odo­rante, sa­lu­taire, fraîche, églan­tine, l’hon­neur du jar­din, vé­né­rienne, sa­crée, fleu­rie, pour­pe­rette ou pour­prette, jour­na­lière, blanche, par­fum des dieux, amou­reuse, odo­ri­fé­rante, l’hon­neur des pu­celles, épi­neuse, bar­bue, jeu des Cha­rites, éclose, pa­phienne, ro­soyante, c.-à-d. pleine de ro­sée, ou­verte, ai­mable, sau­vage, l’hon­neur du prin­temps, pein­tu­rée, rou­gis­sante, dé­lec­table, sub­tile, pur­pu­rine, hy­blé­anne, mus­cade ou mus­ca­dette, en­lu­mi­née, dé­li­cieuse, ida­lienne, lis­sée, mol­lette.

Il y a plusieurs espèces de Roses toutes dif­fé­rentes entre elles, car les unes pro­duisent plus de feuilles, les autres sont plus âpres, et les autres plus lis­sées, aucunes sont plus hautes en cou­leur, et les autres plus odo­rantes. Mais en gé­né­ral on doit faire cas des Roses, non seu­le­ment à cause de leur beau­té, dont elles en­ri­chissent les ver­gers, et jar­dins, ains aus­si pour être fort propres en mé­de­cine, et à la con­ser­va­tion de la vie hu­maine. Cette fleur est sa­crée à Vé­nus.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 233v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_473]
(texte modernisé).

[Rosat. Sucre.]

[[Ma] rose. Nos amou­reux tran­sis […] en leurs écrits, prin­ci­pa­le­ment vers celles dont ils espèrent ob­te­nir quel­que fa­veur, […] appellent [ain­si leur] amou­reuse ou amante.]

[Rosin /-ine /-s. Atour, cou­leur, doigts, honte, jaspe, joues, lèvres, mains, ma­melles, manne du ciel, rou­geur, sein, So­leil, sucre, Ti­tan.]

[Rosineux /-euse. Astre, Aurore, bai­ser, bouche, ha­leine, lis, Lune, miel, nuit, Phœbe, pluie.]

[Voir aussi absinthe, ama­rante, amou­rettes, fu­me­terre, gi­ro­flée, glaïeul, hy­sope, la­vande, lis, œil­let, pa­vot, pen­sées, sou­ci, vio­lette…]


 

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Rose. Ver­meille ou ver­meil­lette, franche, prin­ta­niere, bou­ton­nee, bien-fleu­rante, rouge, vio­lette de Cy­pris, belle, douce, in­car­nate, ci­na­brine, ma­ti­nale, bou­quet d’amour, pour­pree ou pour­prine, espa­nie, odo­rante, sa­lu­taire, fraiche, aiglan­tine, l’hon­neur du iar­din, ve­ne­rienne, sa­cree, fleu­rie, pour­pe­rette ou pour­prette, iour­na­liere, blanche, par­fum des dieux, amou­reuse, odo­ri­fe­rante, l’hon­neur des pu­celles, espi­neuse, bar­bue, ieu des Cha­rites, esclose, pa­phienne, ro­soiante, I. pleine de ro­see, ou­uerte, aimable, sau­uage, l’hon­neur du prin­temps, pein­tu­ree, rou­gis­sante, de­lec­table, sub­tile, pur­pu­rine, hi­ble­anne, mus­cade ou mus­ca­dette, en­lu­mi­nee, de­li­tieuse, ida­lienne, lis­see, mol­lette.

Il y a plusieurs especes de Roses toutes dif­fe­rentes entre elles, car les vnes pro­duisent plus de fueilles, les autres sont plus aspres, & les autres plus lis­sees, aucunes sont plus hautes en cou­leur, & les autres plus odo­rantes. Mais en ge­ne­ral on doit faire cas des Roses, non seule­ment à cause de leur beau­té, dont elles en­ri­chissent les ver­gers, & iar­dins, ains aus­si pour estre fort propres en me­de­cine, & à la con­ser­ua­tion de la vie hu­maine. Ceste fleur est sa­cree à Ve­nus.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 233v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_473]
(texte original).

[Rosat. Succre.]

[[Ma] rose. Noz amou­reus tran­sis […] en leurs escrits, prin­ci­pa­le­ment vers celles dont ils esperent ob­te­nir quel­que fa­ueur, […] appelent [ain­si leur] amou­reuse ou amante.]

[Rosin /-ine /-s. Atour, cou­leur, doigts, honte, iaspe, ioues, leures, mains, mam­melles, manne du ciel, rou­geur, sein, So­leil, succre, Ti­tan.]

[Rosineus /-euse. Astre, Aurore, bai­ser, bouche, ha­leine, lis, Lune, miel, nuit, Phœbe, pluye.]

[Voir aussi absynthe, ama­ranthe, amou­rettes, fu­me­terre, gi­ro­flee, glaieul, hys­sope, la­uande, lis, oeil­let, pa­uot, pen­sees, soul­ci, vio­lette…]



 

Liens

* On peut lire en ligne sur Gallica « De la Rose », cha­pitre CCLV, illus­tré d’une gravure colo­riée, des Com­men­taires très excel­lents de l’his­toire des plantes de Leo­narth Fuchs, tra­duits du latin et publiés chez Jacques Gazeau vers 1548.

Liens valides au 06/12/19.