Les Épithètes
de Maurice de La Porte (1571)
««« Lune »»»

« Lune », « lunes » ou « la blanche fille à celle que Lycie irrita », ou encore « ma belle Latoïde » dans :
Des Autels
~ Je suis le Temps…
Tyard
~ Ô, de mon jour…
Philieul
~ La mer n’a point… (Canz. 237)
Saint-Gelais
~ Il n’est point tant…
Turrin
~ Et pour néant…
Jodelle
~ Des astres, des forêts…
de Brach
~ Mais non, mais non…
Le Loyer
~ Quand j’aperçois…
Le Saulx
~ Plus qu’on ne voit au ciel… (Th. 76)
~ Plutôt le ciel voûté… (Th. 124)
Hesteau
~ Du Soleil radieux…
La Jessée
~ Ô guerre, ô paix…
Jamyn
~ L’été sera l’hiver…
Is. Habert
~ Tout ce qui est compris…
Maldeghem
~ Tant d’animaux… (Canz. 237)

~#~
















¶ « La blanche fille à celle que Lycie / Irrita trop par ingrat malé­fice » : la fille de Latone, c.-à-d. Diane, c.-à-d. la Lune (Tyard)
¶ « ma belle Latoïde » (Turrin)
 

Lune. Cornue, pâle, argentée, vaga­bonde, lato­nienne, mère des mois, croissante ou décrois­sante, belle, pleine, incons­tante, claire, disciple du soleil, argentine, resplen­dis­sante, brunette, déesse aux noirs chevaux, volage, rosi­neuse ou rosoyante, nuitale, bicornue, errante, variable, sœur de Phébus, ornement de la nuit, froide, blanche, pure, double-corne, venteuse, dame des ténèbres, secrète, radieuse, l’honneur du silence.

La Lune est ainsi dite pour la clarté qu’elle seule donne la nuit : Sur toutes planètes elle est la dernière, et la plus fami­lière à la terre : Elle est fort admirable en son cours, et celui qui premier remarqua la diver­sité de ses mouvements fut Endymion, lequel aussi on feint avoir été ravi de son amour.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
ff. 152v°-153r° [Gallica, N0050715_PDF_311_312]
(texte modernisé).

[Lunaire. Clarté, croissant, mois, rai ou rayon.]

[Voir aussi Phœbe.]























Lune. Cornue, palle, argentee, vaga­bonde, laton­nienne, mere des mois, croissante ou descrois­sante, belle, plaine, incons­tante, claire, disciple du soleil, argentine, resplen­dis­sante, brunette, deesse aux noirs cheuaus, volage, rosi­neuse ou rosoiante, nuittale, bicornue, errante, variable, sœur de Phebus, ornement de la nuit, froide, blanche, pure, double-corne, venteuse, dame des tenebres, secrette, radieuse, l’honneur du silence.

La Lune est ainsi dite pour la clarté qu’elle seule donne la nuit : Sur toutes planettes elle est la derniere, & la plus fami­liere à la terre : Elle est fort admirable en son cours, & celui qui premier remerqua la diuer­sité de ses mouuemens fut Endymion, lequel aussi on feint auoir esté raui de son amour.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
ff. 152v°-153r° [Gallica, N0050715_PDF_311_312]
(texte original).

[Lunaire. Clarté, croissant, mois, ray ou raion.]

[Voir aussi Phœbe.]