Joachim DU BELLAY (1522-1560)
Ce ne sont pas…
Paris, Vincent Sertenas, 1552.

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anaphore du
démon­stratif
(vers 1-11)

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énumé­ration des grâces de l’aimé(e)

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CE ne sont pas ces beaux cheveux dorés,
Ni ce beau front, qui l’honneur même honore,

Ce ne sont pas les deux archets encore
De ces beaux yeux de cent yeux adorés :

Ce ne sont pas les deux brins colorés
De ce corail, ces lèvres que j’adore,
Ce n’est ce teint emprunté de l’Aurore,
Ni autre objet des cœurs énamourés :

Ce ne sont pas ni ces lis, ni ces roses,
Ni ces deux rangs de perles si bien closes,
C’est cet esprit, rare présent des cieux :

Dont la beauté de cent grâces pourvue
Perce mon âme, et mon cœur, et mes yeux
Par les rayons de sa poignante vue.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

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1552

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texte
ori­ginal



~#~

CE ne sont pas ces beaux cheveux dorés,
Ni ce beau front, qui l’honneur même honore,

Ce ne sont pas les deux archets encore
De ces beaux yeux de cent yeux adorés :

Ce ne sont pas les deux brins colorés
De ce corail, ces lèvres que j’adore,
Ce n’est ce teint emprunté de l’Aurore,
Ni autre objet des cœurs énamourés :

Ce ne sont pas ni ces lis, ni ces roses,
Ni ces deux rangs de perles si bien closes,
C’est cet esprit, rare présent des cieux :

Dont la beauté de cent grâces pourvue
Perce mon âme, et mon cœur, et mes yeux
Par les rayons de sa poignante vue.

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En ligne le 03/11/09.
Dernière révision le 11/01/10.