[…]
Plutôt les Cerfs
vivront parmi les eaux,
Et les poissons,
où vivent les oiseaux :
Plutôt sera la grande
mer
sans voiles,
Les bois
sans ombre,
et le ciel
sans étoiles,
Et verra l’on plutôt le monde
enclos
Dedans le sein de son premier chaos,
Que pour vertu
en
mon cœur
imprimée
Votre vertu
de moi soit moins aimée,
Ou que d’un cœur
honnêtement lié
L’honnête
amour
soit jamais oublié.
Ains
tout ainsi qu’un
impétueux
fleuve,
Plus furieux par un autre se treuve,
Quand les deux cours
en un cours
assemblés
Vont ravissant les arbres,
et les blés,
Pierres,
maisons,
bois,
et toute autre chose
Qui au devant de leur fureur
s’oppose,
Ainsi l’Amour
qui en mon chaste
cœur
D’un autre Amour
prend nouvelle
vigueur,
Courra toujours d’une si vive source,
Qu’autre Amitié
n’arrêtera sa course.
[…]
[…]
Plutôt les Cerfs
vivront parmi les eaux,
Et les poissons,
où vivent les oiseaux :
Plutôt sera la grande
mer
sans voiles,
Les bois
sans ombre,
et le ciel
sans étoiles,
Et verra l’on plutôt le monde
enclos
Dedans le sein de son premier chaos,
Que pour vertu
en
mon cœur
imprimée
Votre vertu
de moi soit moins aimée,
Ou que d’un cœur
honnêtement lié
L’honnête
amour
soit jamais oublié.
Ains
tout ainsi qu’un
impétueux
fleuve,
Plus furieux par un autre se treuve,
Quand les deux cours
en un cours
assemblés
Vont ravissant les arbres,
et les blés,
Pierres,
maisons,
bois,
et toute autre chose
Qui au devant de leur fureur
s’oppose,
Ainsi l’Amour
qui en mon chaste
cœur
D’un autre Amour
prend nouvelle
vigueur,
Courra toujours d’une si vive source,
Qu’autre Amitié
n’arrêtera sa course.
[…]
En ligne le 31/08/07.
Dernière révision le 09/05/10.