ODE PAR
MARC ANTOINE DE MURET
au seigneur jacques gohory, sur la
traduction du Dixième d’Amadis.
[…]
Comme l’astre
flamboyant,
Qui par le ciel
tournoyant,
Les saisons
de l’an
compasse,
Au jour
d’été
le plus beau,
Dardant en bas son flambeau
Toute autre lumière
efface :
Ainsi Gohory ton los,
Qui n’est d’autre terme enclos,
Que du ciel,
qui s’en étonne,
Fait tout autre évanouir,
Et plus loin se fait ouïr
Que Jupiter,
quand il tonne.
Qui en la gaye saison,
Lorsque la terre
à foison
Étale aux cieux
sa richesse,
Et que Progné
par les champs
Renouvelle les vieux chants
De sa plaisante tristesse,
Pourra d’ordre
blasonner,
Les fleurs
qu’on voit boutonner
Sur le giron de la prée,
Il pourra compter les fleurs
Et les naïves couleurs,
Dont ton œuvre
est diaprée.
Et qui de la haute mer
Pourra tous de rang
nommer
Les peuples
portant écailles
Il pourra compter les traits
Tant beaux et tant bien portraits
Dont tes écrits
tu émailles.
[…]
ODE PAR
MARC ANTOINE DE MURET
au seigneur jacques gohory, sur la
traduction du Dixième d’Amadis.
[…]
Comme
l’astre
flamboyant,
Qui par le ciel
tournoyant,
Les saisons
de l’an
compasse,
Au jour
d’été
le plus beau,
Dardant en bas son flambeau
Toute autre
lumière
efface :
Ainsi
Gohory ton los,
Qui n’est
d’autre terme enclos,
Que du ciel,
qui s’en étonne,
Fait tout autre
évanouir,
Et plus loin se fait
ouïr
Que Jupiter,
quand il tonne.
Qui
en la gaye saison,
Lorsque la terre
à foison
Étale aux cieux
sa richesse,
Et que Progné
par les champs
Renouvelle les vieux chants
De sa plaisante tristesse,
Pourra
d’ordre
blasonner,
Les fleurs
qu’on voit boutonner
Sur le giron de la prée,
Il pourra compter les fleurs
Et les naïves couleurs,
Dont ton œuvre
est diaprée.
Et
qui de la haute mer
Pourra tous de rang
nommer
Les peuples
portant
écailles
Il pourra compter les traits
Tant beaux et tant bien
portraits
Dont tes écrits
tu émailles.
[…]
En ligne le 02/02/08.
Dernière révision le 25/06/10.