Marc Antoine MURET (1526-1585)
Qui en la gaye saison…
Le Dixième Livre d’Amadis de Gaule,
Paris, Vincent Sertenas, 1552.

 

 
 

 


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dispo­sition du
pré­ambule
(vv. 13-21, 25-27)

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propos :
les beautés de l’œuvre

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ODE PAR MARC ANTOINE DE MURET
au seigneur jacques gohory, sur la
traduction du Dixième d’Amadis.

[…]

Comme l’astre flamboyant,
Qui par le ciel tournoyant,
Les saisons de l’an compasse,
Au jour d’été le plus beau,
Dardant en bas son flambeau
Toute autre lumière efface :

Ainsi Gohory ton los,
Qui n’est d’autre terme enclos,
Que du ciel, qui s’en étonne,
Fait tout autre évanouir,
Et plus loin se fait ouïr
Que Jupiter, quand il tonne.

Qui en la gaye saison,
Lorsque la terre à foison
Étale aux cieux sa richesse,
Et que Progné par les champs
Renouvelle les vieux chants
De sa plaisante tristesse,

Pourra d’ordre blasonner,
Les fleurs qu’on voit boutonner
Sur le giron de la prée,
Il pourra compter les fleurs
Et les naïves couleurs,
Dont ton œuvre est diaprée.

Et qui de la haute mer
Pourra tous de rang nommer
Les peuples portant écailles
Il pourra compter les traits
Tant beaux et tant bien portraits
Dont tes écrits tu émailles.

[…]

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

ODE PAR MARC ANTOINE DE MURET
au seigneur jacques gohory, sur la
traduction du Dixième d’Amadis.

[…]

Comme l’astre flamboyant,
Qui par le ciel tournoyant,
Les saisons de l’an compasse,
Au jour d’été le plus beau,
Dardant en bas son flambeau
Toute autre lumière efface :

Ainsi Gohory ton los,
Qui n’est d’autre terme enclos,
Que du ciel, qui s’en étonne,
Fait tout autre évanouir,
Et plus loin se fait ouïr
Que Jupiter, quand il tonne.

Qui en la gaye saison,
Lorsque la terre à foison
Étale aux cieux sa richesse,
Et que Progné par les champs
Renouvelle les vieux chants
De sa plaisante tristesse,

Pourra d’ordre blasonner,
Les fleurs qu’on voit boutonner
Sur le giron de la prée,
Il pourra compter les fleurs
Et les naïves couleurs,
Dont ton œuvre est diaprée.

Et qui de la haute mer
Pourra tous de rang nommer
Les peuples portant écailles
Il pourra compter les traits
Tant beaux et tant bien portraits
Dont tes écrits tu émailles.

[…]

 

En ligne le 02/02/08.
Dernière révision le 25/06/10.