««« ter­re »»»

« terra » (latin) ou « terre » dans :
Ovide
1er siècle [1492]
~ In caput alta suum… (À leur source, profonds…)
Forca­del
1548
~ Feu, Femme, Mer…
Phi­lieul
1548 [1555]
~ Tous ani­maux… (Canz., 22)
~ Paix je ne trouve… (Canz., 134)
~ Mets-moi où est le Soleil… (Canz., 145)
Du Bellay
1549
~ Ô faible Esprit…
~ Qui a vu les Lis, et les Roses…
Tyard
1549
~ J’ai tant crié…
Des Autels
1550
~ Le beau Phé­bus…
1553
~ De Jupi­ter…
Ron­sard
1552
~ Plutôt le bal…
~ Que tout partout…
~ Ô traits fichés…
~ Que Gâtine ait…
1553
~ Toujours ne tem­pête…
1555
~ Je vous envoie…
1578
~ Avec les lis…
~ Je veux en lieu des cieux…
~ Quand vous serez bien vieille…
Muret
1552
~ Qui en la gaye saison…
Baïf
1552
~ Mets-moi au bord…
1555
~ Ni la mer tant de flots…
~ Rien étreindre ne puis…
~ Ô pas en vain per­dus…
Magny
1553
~ Entre les flots…
1557
~ Doncques il sera vrai…
~ Je cherche paix…
Goho­ry
1554
~ Je suis en paix…
Fon­taine
1555
~ Mon petit fils… [strophes 3, 4 & 6]
Bu­gnyon
1557
~ Malgré le sort…
d’Espi­nay
1560
~ Lorsque tous cois…
Buttet
1561
~ De quel rosier…
~ Un lourd esprit…
~ Tu pourras bien…
~ Quand le clair ciel…
Belleau
1572
~ Plutôt la terre avor­te­ra…
Jean de La Taille
1573
~ Quel plaisir puis-je avoir…
Gadou
1573
~ Plus la douce clar­té…
Des­portes
1573
~ Mettez-moi sur la mer…
Jo­delle
1574
~ Des astres, des forêts…
Robert Gar­nier
1574
~ Le temps modère tout…
Gou­lart
1574
~ Quand sans neige et froi­deur…
~ Celui qui a…
Le Loyer
1576
~ N’espérer qu’une paix…
Du Pré
1577
~ Mais quoi ? las il vous faut…
~ Rien n’est vu per­ma­nent…
Le Saulx
1577
~ Plus qu’on ne voit au ciel… (Th., 76)
~ Comme on voit quel­que­fois… (Th., 90)
~ Plutôt de l’Uni­vers… (Th., 123)
~ Plutôt le ciel voû­té… (Th., 124)
~ Si quelqu’un peut nombrer… (Th., 147)
~ Si quelqu’un peut cueil­lir… (Th., 148)
Du Bartas
1578
~ Et de vrai, si d’un rien…
Boys­sières
1578
~ L’on peut or’ contem­pler…
Hes­teau
1578
~ Rien ne dure tou­jours…
~ Œil bel œil, orne­ment…
~ Je ne puis trouver paix…
~ Toujours de Jupi­ter…
Cathe­rine Des Roches
1579
~ Belle plutôt les eaux…
1583
~ Ausonie, Calabre…
Marie de Romieu
1581
~ Paix je ne trouve…
La Jessée
1583
~ Que toutes nos forêts…
~ Qui nombre­ra…
~ Si les Nochers sau­vés…
~ Ô guerre, ô paix…
~ Je vis en paix…
~ Heureux qui voit…
~ Plutôt la terre ingrate…
~ Ce que l’orage fier…
~ Assuré je m’élève…
Blan­chon
1583
~ Celui qui nombre­rait…
~ J’aime la Paix…
~ Le Printemps gra­cieux… [strophe 9]
Jamyn
1584 [1879]
~ L’été sera l’hiver…
Du Monin
1585
~ Le ruisseau cha­mar­rant…
Isaac Habert
1585
~ Autant qu’on voit la nuit…
~ Tu as laissé ton Dieu…
Fondi­mare
1586
~ Le Gras meurt, qui vivant…
Le Poulchre
1587
~ Je n’ai jamais la paix…
De­saurs
1589
~ Bel est le bois…
Poupo
1590
~ Qu’on tourne son re­gard…
Pontay­me­ri
1594
~ Où sont vos yeux confus ?…
Chassi­gnet
1594
~ Plusieurs pour l’an qui vient…
Du Tron­chet
1595
~ Trouver paix je ne puis… (Canz., 134)
Louven­court
1595
~ Qui peut comp­ter…
~ Baisers doux, et mignards…
Expil­ly
1596
~ Cypris, Pithon, Minerve…
Las­phrise
1597
~ Madame fit emprunt…
Grisel
1599
~ Le rocher endur­ci…
~ Si vous comptez les flots…
~ Plutôt le ciel voû­té…
Mont­chres­tien
1601
~ Par toi vont com­men­cer…
Angot
1603
~ Je ne crains d’Aqui­lon…
~ Ni l’Hiver refroi­di…
Anne de Marquets
1605
~ La terre ne pro­duit…
Ner­vèze
1605
~ Comme on voit le soleil…
Malde­ghem
1606
~ Tout ani­mal… (Canz., 22)
~ Je n’ai dont faire guerre… (Canz., 134)
~ Mettez-moi où Phé­bus… (Canz., 145)
Claude Gar­nier
1609
~ Ores les airs…
~ Devant que l’attrait bel­li­queur…
~ Est-ce inhu­maine…
~ Ni mont, ni roc…
~ Soit que je vive…
Certon
1620
~ Qui vante qui vou­dra…
Mar­beuf
1628
~ Je ne m’étonne plus…
d’Aubi­gné
[1874]
~ Piéça ton natu­rel…
~ Du plus subtil du feu…

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◊ la mère de Junon (Ronsard)
 

Terre. Féconde, boueuse, nour­ri­cière, dure, brune, ha­bi­table, mère de toutes choses, cham­pêtre, brû­lante, ronde, cuite, fer­tile ou in­fer­tile, retou­blée, c.-à-d. qu’on sème tous les ans, plan­tu­reuse, mai­son des humains, so­lide, her­bue ou her­beuse, large, blou­trée, arible, fon­cière, on­doyante ou inon­dée, grasse, li­mo­neuse, vide, abon­dante, repo­sée, vaste, pro­digue, sèche, rap­por­tante ou rap­portée, veule, froide, pe­sante, dia­prée, nue, ferme, verte ou ver­doyante, mal­heu­reuse ou ma­len­con­treuse, ja­chère, bé­ante, c.-à-d. ou­verte et éten­due, vei­neuse, douce, nour­rice, em­bla­vée, gla­zon­neuse, riche, se­mée ou en­se­men­cée, spa­cieuse, basse, houée, jar­di­nière, mo­bile ou im­mo­bile, sphé­rique, mé­tal­lière, en­sou­frée, alme, hos­pi­table, fleu­rie, étrange ou étran­gère, vague, ca­ver­neuse, hu­mide, équar­rie, forte, plaine, la­bou­rée ou la­bou­rable, cail­lou­euse, sombre, mère bé­nigne, pro­fonde, noire, fan­geuse, mi­né­rale, toute-mère, fer­ti­li­sée, rude, sa­blon­neuse, friable, glai­seuse, cre­vas­sée, hô­pi­tal de toute créa­ture, exher­bée, amou­reuse, cé­ré­rienne, plate ou apla­tie, soi­gneuse, ren­ver­sée, crayeuse, puis­sante, re­muée, bour­beuse, mar­née, lu­teuse, fu­mée, glu­euse, pro­fi­table, limi­tée, gra­ve­leuse, opu­lente, amen­dée, moel­leuse, ro­chère, bê­chée, dé­serte, glu­ti­neuse, re­tran­chée, fo­res­tière, pier­reuse, aérée, pou­dreuse, her­sée, sau­vage, ar­gi­leuse, dé­fri­chée, ver­mi­neuse, franche, cul­ti­vée, bri­queuse, émot­tée, chau­mière, dé­liée, aré­neuse, mois­son­née, bla­tière, mon­tueuse, épier­rée, apla­nie, fru­men­teuse, éta­lée.

La Terre est un élé­ment froid et sec, le­quel pource qu’en pe­san­teur il sur­passe tous les autres, il s’est app­ro­prié au plus bas lieu. Les poètes en font une Cy­bèle, et lui baillent ses mêmes noms : des­quels tu t’ai­de­ras ainsi que l’oc­ca­sion se pré­sen­te­ra.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
ff. 258v°-259r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_523_524]
(texte modernisé).

[Coupeur de terre. Labou­reur.]

[Dieu terrestre. Pape.]

[Embrasse-terre, pousse-terre. Neptune.]

[Enter­ré /-ée. Marcotte, trésor.]

[Fille de la Terre. Jalou­sie, nuit.]

[Fille de la terre. Pierre.]

[Para­dis terrestre. Jardin.]

[Rase-terre. Borée, vent.]

[Souter­rain /-aine /-s. Canal, cave, enfer, fosse, mé­tal, Nymphes, Plu­ton, source, té­nèbres.]

[Subterra­née. Source.]

[Terrain. Démon.]

[Terrassé /-és. Fort, for­tesse ou for­te­resse, Géants, rem­part.]

[Terre ani­mée. Homme.]

[Terre-né /-és. Géants, Python, ser­pent, Titans, Titye.]

[Terrestre /-s. Chair, corps humain, démon, homme, li­ma­çon ou li­mace, masse, mé­tal, monde, pos­ses­sions, ra­cine, ser­pent, tem­pête, vapeur, ver, ver­mine.]

[Terreux /-euse. Corps humain, gazon, Géants, mar­cotte, mon­ceau, ra­cine.]

[Terrien /-ienne /-s. Biens, homme, hon­neur, mé­tal, pos­ses­sions, ri­chesses, sei­gneur, ver.]


 

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Terre. Feconde, boüeuse, nour­ri­ciere, dure, brune, ha­bi­table, mere de toutes choses, cham­pestre, bru­lante, ronde, cuite, fer­tile ou in­fer­tile, re­tou­blee, I. qu’on seme tous les ans, plan­tu­reuse, mai­son des hu­mains, so­lide, her­buë ou her­beuse, large, blou­tree, arible, fon­ciere, on­doiante ou in­on­dee, grasse, li­mon­neuse, vuide, abon­dante, repo­see, vaste, pro­digue, seiche, rap­por­tante ou rap­por­tee, veule, froide, pe­sante, dia­pree, nue, ferme, verde ou ver­doiante, mal­heu­reuse ou ma­len­con­treuse, ia­chere, beante, I. ou­uerte & esten­due, vei­neuse, douce, nour­rice, em­bla­uee, gla­zon­neuse, riche, se­mee ou en­se­men­cee, spa­tieuse, basse, hoüee, iar­di­niere, mo­bile ou im­mo­bile, sphe­rique, me­tal­liere, en­sou­free, alme, hos­pi­table, fleu­rie, estrange ou estran­gere, vague, cauer­neuse, hu­mide, escar­rie, forte, plaine, la­bou­ree ou la­bou­rable, cail­loü­euse, sombre, mere be­nigne, pro­fonde, noire, fan­geuse, mine­rale, toute-mere, fer­ti­li­see, rude, sa­blon­neuse, friable, glai­zeuse, cre­ua­cee, hos­pi­tal de toute crea­ture, exher­bee, amou­reuse, cere­rienne, plate ou appla­tie, soi­gneuse, ren­uer­see, croïeuse, puis­sante, re­muee, bour­beuse, mar­nee, luteuse, fu­mee, glue­use, prof­fi­table, limi­tee, gra­ue­leuse, opu­lente, aman­dee, moel­leuse, ro­chere, bes­chee, de­serte, glu­ti­neuse, re­tran­chee, fo­res­tiere, pier­reuse, aeree, pou­dreuse, her­see, sauuage, argil­leuse, des­fri­chee, ver­mi­neuse, franche, cul­ti­uee, bri­queuse, esmot­tee, chaul­miere, de­liee, are­neuse, mois­son­nee, bla­tiere, mon­tueuse, espier­ree, ap­pla­nie, fru­men­teuse, esta­lee.

La Terre est vn ele­ment froid & sec, lequel pource qu’en pe­san­teur il sur­passe tous les autres, il s’est ap­pro­prié au plus bas lieu. Les poëtes en font vne Cy­bele, & lui baillent ses mesmes noms : des­quels tu t’ai­de­ras ainsi que l’oc­ca­sion se pre­sen­te­ra.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
ff. 258v°-259r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_523_524]
(texte original).

[Couppeur de terre. Labou­reur.]

[Dieu terrestre. Pape.]

[Embrasse-terre, pousse-terre. Neptune.]

[Enterré /-ee. Marquotte, thresor.]

[Fille de la Terre. Ialou­sie, nuit.]

[Fille de la terre. Pierre.]

[Paradis terrestre. Iardin.]

[Rase-terre. Boree, vent.]

[Soubter­rain [+souter­rain +soub-terrain +soubster­rain] /-aine /-s. Canal, caue, enfer, fosse, me­tal, Nymphes, Plu­ton, source, te­nebres.]

[Subter­ranee. Source.]

[Terrain. Démon.]

[Terras­sé /-ez. Fort, for­tesse ou for­te­resse, Geans, rem­part.]

[Terre ani­mee. Homme.]

[Terre-né /-ez. Geans, Python, ser­pent, Titans, Titye.]

[Terrestre /-s. Chair, corps humain, démon, homme, li­ma­çon ou li­masse, masse, metal, monde, pos­ses­sions, ra­cine, ser­pent, tem­peste, vapeur, ver, ver­mine.]

[Terreus /-euse. Corps humain, gazon, Geans, mar­quotte, mon­ceau, racine.]

[Terrien /-ienne /-s. Biens, homme, hon­neur, metal, pos­ses­sions, ri­chesses, sei­gneur, ver.]