Maclou de LA HAYE (?-?)
Ainsi qu’au temps d’airain…
Paris, Étienne Groulleau, 1553.

 

textes de
La Haye

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compa­rai­son
(comme : v. 1-4, 9-10 /
ainsi : v. 5-8, 11-14)

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Comme les Géants s’éle­vèrent jusqu’au som­met de l’Olympe mais furent à la fin ter­ras­sés…

 

Ainsi qu’au temps d’airain les trop audacieux
Montagne sur montagne à perte d’œil levèrent,
Et qu’ensemble d’accord au sommet arrivèrent
Essayant d’écheler la muraille des cieux :

En la même façon mes téméraires yeux
L’un sur l’autre penser mes désirs élevèrent,
Qui puis après unis de monter s’éprouvèrent
À la cime des monts du doux Loir gracieux,

Mais au point de l’abord ces enfants de la terre
Trébuchèrent punis sous le feu du tonnerre,
Aussi mes fols pensers sous un œil punissant

Tombèrent foudroyés en ma raison malade,
Dont un soupir de feu suis depuis vomissant
Qui me fait ressembler un second Encelade.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Ainsi qu’au temps d’airain les trop audacieux
Montagne sur montagne à perte d’œil levèrent,
Et qu’ensemble d’accord au sommet arrivèrent
Essayant d’écheler la muraille des cieux :

En la même façon mes téméraires yeux
L’un sur l’autre penser mes désirs élevèrent,
Qui puis après unis de monter s’éprouvèrent
À la cime des monts du doux Loir gracieux,

Mais au point de l’abord ces enfants de la terre
Trébuchèrent punis sous le feu du tonnerre,
Aussi mes fols pensers sous un œil punissant

Tombèrent foudroyés en ma raison malade,
Dont un soupir de feu suis depuis vomissant
Qui me fait ressembler un second Encelade.

 
 

En ligne le 05/05/20.
Dernière révision le 05/05/20.