Si vous comptez les flots
d’une orageuse
rive,
Et les grains sablonneux
qu’on voit au bord
des mers,
Si vous comptez des champs
les ornements
divers,
Le nombre des esprits
qui vers Charon
arrive :
Si vous comptez du ciel la belle
troupe
vive
Qui bluette
la nuit
dans son pavillon pers,
Si vous pouvez compter les gais feuillages
verts
Quand la terre
au printemps
de nouveau se ravive.
Si vous comptez les coups
d’un combat
furieux
Et de combien de traits
on voit l’air
pluvieux
Quand le Turc
sur la mer
l’Espagnol
escarmouche :
Vous compterez les maux qui
troublent mon repos,
Vous compterez encor les pleurs
et les sanglots,
Qu’enfantent jour
et nuit,
et mes yeux
et ma bouche.
Si vous comptez les flots
d’une orageuse
rive,
Et les grains sablonneux
qu’on voit au bord
des mers,
Si vous comptez des champs
les ornements
divers,
Le nombre des esprits
qui vers Charon
arrive :
Si vous comptez du ciel la belle
troupe
vive
Qui bluette
la nuit
dans son pavillon pers,
Si vous pouvez compter les gais feuillages
verts
Quand la terre
au printemps
de nouveau se ravive.
Si vous comptez les coups
d’un combat
furieux
Et de combien de traits
on voit l’air
pluvieux
Quand le Turc
sur la mer
l’Espagnol
escarmouche :
Vous compterez les maux qui
troublent mon repos,
Vous compterez encor les pleurs
et les sanglots,
Qu’enfantent jour
et nuit,
et mes yeux
et ma bouche.
En ligne le 05/12/04.
Dernière révision le 08/07/10.