Les Épithètes
de Maurice de La Porte (1571)
««« Cérès »»»


voir aussi
« Cérès » selon
# Martin, 1544.
# Proust, 1549.
 

Cère ou Cérès. Blatière, féconde, porte-lois, chevelue, blonde, riche, ireuse, satur­nienne, porte-blé, douce nourrice, sici­lienne, vaga­bonde, frumen­teuse, alme, ingé­nieuse, nourri­cière, mère des humains.

Cérès fille de Saturne et d’Ops, a été réputée déesse des blés et des grains, parce qu’elle fut de si bon esprit qu’elle inventa la manière de labourer la terre, et la semer, puis battre les blés, les vanner et cribler, moudre, et en faire du pain. Car aupa­ravant les hommes se sustentaient de glands et de pommes sauvages. Pareil­lement elle a été la première qui enseigna au peuple de vivre selon la loi. Aucunes fois Cérès signifie le pain, comme Bacchus le vin.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 50v° [Gallica, N0050715_PDF_107]
(texte modernisé).

[Cérérienne. Terre.]

[Présent de Cérès. Blé.]

[Voir aussi Achéron.]







Jehan MARTIN, 1544.


Cérès fut fille de Saturne et de la déesse Opis. Elle enseigna premiè­rement aux Siciliens à labourer et semer les terres, puis leur donna des lois.

Jehan MARTIN, « Exposition de plusieurs mots contenus en ce livre, dont l’intelligence n’est commune »,
in L’Arcadie de Messire Jacques Sannazar,
mise d’Italien en Français, 1544,
f° 118v° [Gallica, N0110564_PDF_236]
(texte modernisé).







Jean PROUST, 1549.


La grand Cérès) C’est celle, qui premièrement enseigna l’usage du blé aux hommes : elle est nommée Cérès aux blonds cheveux, désignant la couleur, qu’ont les blés approchant de leur matu­rité.

Jean PROUST, « Brève exposition de quelques passages poétiques les plus difficiles contenus en cet œuvre »,
« Du Prosphonématique »,
in DU BELLAY, Recueil de Poésie, 1549
p. 70 [Gallica, N071119_71]
(texte modernisé).







Cere ou Ceres. Blatiere, feconde, porte-loix, cheuelüe, blonde, riche, ireuse, satur­nienne, porte-bled, douce nourrice, sici­lienne, vaga­bonde, frumen­teuse, alme, inge­nieuse, nourri­ciere, mere des humains.

Ceres fille de Saturne & d’Ops, a esté reputee deesse des bleds & des grains, parce qu’elle fut de si bon esprit qu’elle inuenta la maniere de labourer la terre, & la semer, puis battre les bleds, les vanner & cribler, mouldre, & en faire du pain. Car au parauant les hommes se substentoient de gland & de pommes sauuages. Pareil­lement elle a esté la premiere qui enseigna au peuple de viure selon la loi. Aucunesfois Ceres signifie le pain, comme Bacchus le vin.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 50v° [Gallica, N0050715_PDF_107]
(texte original).

[Cererienne. Terre.]

[Present de Ceres. Blé.]

[Voir aussi Acheron.]








Iehan MARTIN, 1544.


Ceres fut fille de Saturne & de la deesse Opis. Elle enseigna premie­rement aux Siciliens a labourer & semer les terres, puis leur donna des loix.

Iehan MARTIN, « Exposition de plusieurs motz contenuz en ce liure, dont l’intelligence n’est commune »,
in L’Arcadie de Messire Iaques Sannazar,
mise d’Italien en Francoys, 1544,
f° 118v° [Gallica, N0110564_PDF_236]
(texte original).








Ian PROUST, 1549.


La grand Ceres) C’est celle, qui premierement enseigna l’usaige du blé aux hommes: elle est nommée Ceres aux blonds cheueux, designant la couleur, qu’ont les bleds approchants de leur matu­rité.

Ian PROUST, « Brieue exposition de quelques passaiges poëtiques les plus difficiles contenuz en cet œuure »,
« Du Prosphonematique »,
in DU BELLAY, Recueil de Poesie, 1549
p. 70 [Gallica, N071119_71]
(texte original).