anaphore du
démonstratif
(vers 1-11)
CE ne sont pas ces beaux cheueux dorez,
Ny ce beau
front,
qui l’honneur
mesme honnore,
Ce ne sont pas les deux archets
encore
De ces beaux yeux
de cent yeux
adorez:
Ce ne sont pas les deux brins colorez
De ce coral,
ces leures
que i’adore,
Ce n’est ce teinct
emprunté de l’Aurore,
Ny autre obiect des cœurs
enamourez:
Ce ne sont pas ny ces lyz, ny
ces rozes,
Ny ces deux rancz
de perles
si bien closes,
C’est cet esprit,
rare
present
des cieux:
Dont la beauté
de cent
graces
pouruëue
Perce mon ame,
&
mon cœur,
& mes yeux
Par les rayons
de sa poignante
vëue.
CE ne sont pas ces beaux cheueux dorez,
Ny ce beau
front,
qui l’honneur
mesme honnore,
Ce ne sont pas les deux archets
encore
De ces beaux yeux
de cent yeux
adorez:
Ce ne sont pas les deux brins colorez
De ce coral,
ces leures
que i’adore,
Ce n’est ce teinct
emprunté de l’Aurore,
Ny autre obiect des cœurs
enamourez:
Ce ne sont pas ny ces lyz, ny
ces rozes,
Ny ces deux rancz
de perles
si bien closes,
C’est cet esprit,
rare
present
des cieux:
Dont la beauté
de cent
graces
pouruëue
Perce mon ame,
&
mon cœur,
& mes yeux
Par les rayons
de sa poignante
vëue.
En ligne le 03/11/09.
Dernière révision le 21/09/11.