Ne trouver point de fin à ma
longue
misère,
N’avoir point de sûrté, vivre en mille soupçons,
Me laisser appâter ainsi que les poissons,
Chercher de la constance
en une âme
légère :
Être plus patient, plus elle
m’est contraire,
Voir en herbe
l’espoir
sans en voir les moissons,
Au milieu de mes feux
faire mille chansons,
Voir ma plaie
enflammée
et ne savoir qu’y faire.
Chercher roses et lis au
plus
fort de l’hiver,
Me plaindre de ses yeux
et ma peine
approuver,
Rire de mon malheur,
verser une fontaine
De mes yeux
larmoyants
est la seule raison
Que dans mon sein toujours se tient en garnison
L’espérance
douteuse,
et la douleur
certaine.
Ne trouver point de fin à ma
longue
misère,
N’avoir point de sûrté, vivre en mille soupçons,
Me laisser appâter ainsi que les poissons,
Chercher de la constance
en une âme
légère :
Être plus patient, plus elle
m’est contraire,
Voir en herbe
l’espoir
sans en voir les moissons,
Au milieu de mes feux
faire mille chansons,
Voir ma plaie
enflammée
et ne savoir qu’y faire.
Chercher roses et lis au
plus
fort de l’hiver,
Me plaindre de ses yeux
et ma peine
approuver,
Rire de mon malheur,
verser une fontaine
De mes yeux
larmoyants
est la seule raison
Que dans mon sein toujours se tient en garnison
L’espérance
douteuse,
et la douleur
certaine.
En ligne le 29/03/08.
Dernière révision le 29/09/11.