Jacques TAHUREAU (1527-1555)
Main, douce main…
Poitiers, Marnef et Bouchet, 1554 [Paris, 1870].
ouvrir sur Gallica : Sonnets, LII, p. 62.

Main, douce main, mollette et ivoyrine,
Qui de tes doigts longuettement mignardz
Fais honte à ceux que richement éparz
L’Aube découvre en sa clarté rosine ;

Main qui m’enlasse, humainement divine,
De mille neuz doucement fretillardz,
Trop plus étroit que la corde et les dars
Du foible-fort Enfant de la Cyprine ;

Main dont mes pleurs j’ay esté apaisant,
Et qu’halenant, baisant et rebaisant,
J’ay attiedie en mes bouillantes larmes ;

Main qui me tiens esclave librement,
Las ! guide-moy au lieu où franchement
Je sois vainqueur de tes douces alarmes !

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Main, douce main, mollette et ivoyrine,
Qui de tes doigts longuettement mignardz
Fais honte à ceux que richement éparz
L’Aube découvre en sa clarté rosine ;

Main qui m’enlasse, humainement divine,
De mille neuz doucement fretillardz,
Trop plus étroit que la corde et les dars
Du foible-fort Enfant de la Cyprine ;

Main dont mes pleurs j’ay esté apaisant,
Et qu’halenant, baisant et rebaisant,
J’ay attiedie en mes bouillantes larmes ;

Main qui me tiens esclave librement,
Las ! guide-moy au lieu où franchement
Je sois vainqueur de tes douces alarmes !

 

En ligne le 23/06/17.
Dernière révision le 01/09/19.