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« huîtres » dans :
Saint-Gelais
1574 [1873]
~ Il n’est point tant…

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Huîtres. Coquil­lières, friandes, prin­ta­nières, douces, fraîches, sa­vou­reuses, frites, dé­li­cates, épi­cées, hu­mides, vives, tendre-dures, ma­rines, aqua­tiques.

Il y a des Huîtres qui sont de la mer, aucunes des étangs de mer, les autres des eaux mê­lées de celles qui sont douces, et de celles qui sont sa­lées, comme celles qui croissent ès lieux, où les rivières entrent en la mer : Toutes les­quelles Huîtres prises au prin­temps, et au com­men­ce­ment de l’été sont les meil­leures, étant pleines d’hu­meur marine. Muns­ter par­lant de l’île de Sumatre, autre­ment nom­mée Tapro­bane, dit que les habi­tants d’icelle pêchent en la mer des Huîtres si grandes, que de leur coquille, ou écaille on fait une mai­son, assez spa­cieuse, pour com­prendre une famille bien peu­plée. Davan­tage il récite par ouï-dire qu’il y en a aucunes qui ont quinze cou­dées de lon­gueur.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 188r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_382_383]
(texte modernisé).

[Voir aussi conque, coque ou coquille.]


 

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Ouystres ou Huytres. Coquil­lieres, friandes, prim­ta­nieres, douces, fraiches, sa­uou­reuses, frites, de­li­cates, espi­cees, hu­mides, viues, tendre-dures, ma­rines, aqua­tiques.

Il y a des Ouystres qui sont de la mer, aucunes des estangs de mer, les autres des eaux mes­lees de celles qui sont douces, & de celles qui sont sa­lees, comme celles qui croissent és lieux, ou les riuieres entrent en la mer : Toutes lesquelles Ouystres prises au prin­temps, & au com­men­ce­ment de l’esté sont les meil­leures, estans pleines d’hu­meur ma­rine. Muns­ter par­lant de l’isle de Sumatre, autre­ment nom­mee Tapro­bane, dict que les habi­tans d’icelle peschent en la mer des Ouystres si grandes, que de leur coquille, ou escaille on fait vne mai­son, assez spa­tieuse, pour com­prendre vne famille bien peu­plee. Dauan­tage il recite par ouir dire qu’il y en a aucunes qui ont quinze cou­dees de lon­gueur.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 188r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_382_383]
(texte original).

[Voir aussi conque, coque ou coquille.]