««« Scyl­le »»»

« Scylla » ou « Scylle » dans :
Pétrarque
XIVe  siècle [1545]
~ Passa la nave mia…
Grévin
1561
~ Mon navire s’en va…
Jo­delle
1574
~ Myrrhe brû­lait jadis…
Robert Gar­nier
1579
~ Que les rocs Capha­rés…
Bris­set
1589
~ Moi, méchant, que je touche…

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* Scylle : Scylla
 

Scylle. Monstru­euse, bi­forme ou dif­forme, im­por­tueuse, ra­vis­sante, si­ci­lienne, en­glou­tis­seuse, phor­cide, dan­ge­reuse, aboyante, nau­fra­geuse.

Circe offen­sée de l’amour mutuel qui était entre Scylle et Pique, lequel éper­du­ment elle aimait, empoi­son­na la fon­taine où Scylle avait accou­tu­mé de se laver : Dont Scylle étant igno­rante, sou­dain qu’elle fut entrée dedans cette fon­taine pour soi laver, aper­çut sa par­tie hon­teuse changée en museau de chien. Laquelle dif­for­mi­té lui déplut si fort, qu’à l’heure même elle se pré­ci­pi­ta dans la pro­chaine mer où les poètes feignent avoir été muée en un rocher qui est à l’op­po­site de Cha­rybde lieu très péril­leux pour ceux qui veulent y abor­der.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 241v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_489]
(texte modernisé).


 

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Scylle. Monstru­euse, bi­forme ou dif­forme, im­por­tueuse, ra­uis­sante, si­ci­lienne, en­glou­tis­seuse, phor­cide, dan­ge­reuse, abbaiante, nau­fra­geuse.

Circe offen­cee de l’amour mutuel qui estoit entre Scylle & Pique, lequel esper­du­ment elle aimoit, empoi­son­na la fon­taine ou Scylle auoit accous­tu­mé de se lauer : Dont Scylle estant igno­rante, sou­dain qu’elle fut entree dedans ceste fon­taine pour soi lauer, apper­ceut sa par­tie hon­teuse chan­gee en museau de chien. Laquelle defor­mi­té lui des­pleut si fort, qu’à l’heure mesmes elle se pre­ci­pi­ta dans la pro­chaine mer ou les poëtes feignent auoir esté muee en vn rocher qui est à l’op­po­site de Cha­rybde lieu tres­pe­ril­leus pour ceux qui veullent i abor­der.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 241v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_489]
(texte original).