Voz
beaus
yeus
adorez, qui tüent en viuant
Tous ceus qu’Amour
attaint d’vne si sainte
flame,
Me rappellent icy : promettantz à mon ame,
Le prix, l’accez, & l’heur,
d’vn loyal
Poursuiuant.
Brulé, surpris, espoind, voire
plus que deuant,
Le feu,
le nœu,
le trait,
m’ard, m’estraint, &
m’entame :
Las ! aprez tant de maus
est-il pas tempz,
Madame,
De secoüer le ioug qui me va captiuant ?
Tout seruice
requiert ou faueur,
ou salaire :
Moy ie n’ay l’vn, ni l’autre :
& si c’est pour vous plaire,
I’ayme encor mieus languir en ma captiuité.
Vous estes ma Deesse,
& seule ie vous prise,
Et contre vostre gré n’aspire à ma
franchise :
Qui pourroit efforçer vne Diuinité ?
Voz
beaus
yeus
adorez, qui tüent en viuant
Tous ceus qu’Amour
attaint d’vne si sainte
flame,
Me rappellent icy :
promettantz à mon ame,
Le prix, l’accez, & l’heur,
d’vn loyal
Poursuiuant.
Brulé, surpris, espoind, voire
plus que deuant,
Le feu,
le nœu,
le trait,
m’ard, m’estraint, &
m’entame :
Las ! aprez tant de maus
est-il pas tempz,
Madame,
De secoüer le ioug qui me va captiuant ?
Tout seruice
requiert ou faueur,
ou salaire :
Moy ie n’ay l’vn, ni l’autre : & si c’est pour
vous plaire,
I’ayme encor mieus languir en ma captiuité.
Vous estes ma Deesse,
& seule ie vous prise,
Et contre vostre gré n’aspire à ma
franchise :
Qui pourroit efforçer vne Diuinité ?
En ligne le 25/10/08.
Dernière révision le 23/01/11.