Au ciel
n’y a étoiles,
tant soient belles,
Ni par la mer
bois froissés ou glissants,
Ni par les champs
Chevaliers
reluisants,
Ni d’attendu plaisir
fraîches
nouvelles :
Ni par forêts
courir fères
rebelles,
N’ouïr d’amours chants
ornés et duisants,
Ni jouvenceaux
par prés
et lieux plaisants
Long d’un ruisseau
avecque damoiselles,
Ni cas aucun est, qui triste, ou joyeux
Fasse mon cœur :
tant l’a enseveli
Celle qui fut lumière
de mes yeux.
Tant las de vivre est mon corps
affaibli,
Que veux et veux mourir, seul pour revoir
Ce qu’à mes yeux
mieux
eût valu ne voir.
Au
ciel
n’y a étoiles,
tant soient belles,
Ni par la mer
bois froissés ou glissants,
Ni par les champs
Chevaliers reluisants,
Ni d’attendu plaisir
fraîches
nouvelles :
Ni
par forêts
courir fères
rebelles,
N’ouïr
d’amours
chants
ornés et duisants,
Ni jouvenceaux
par prés
et lieux plaisants
Long d’un
ruisseau
avecque damoiselles,
Ni
cas aucun est, qui triste, ou joyeux
Fasse mon cœur :
tant l’a enseveli
Celle qui fut
lumière
de mes yeux.
Tant
las de vivre est mon corps
affaibli,
Que veux et veux mourir,
seul pour revoir
Ce
qu’à mes yeux
mieux eût valu ne voir.
En ligne le 06/12/04.
Dernière révision le 21/07/10.