J’ai trop de peine,
et peu de récompense :
J’ai grand désir,
et petite
espérance,
Beaucoup de mal,
et nulle médecine :
J’ai fruit
amer
d’une douce racine :
L’assaut
de près, et de loin la défense.
Je quiers merci
à qui m’a fait offense,
Du tort
d’autrui je porte pénitence
En poursuivant un bien qui me ruine.
J’ai trop de peine.
J’ai bref confort et longue
patience :
Le vouloir haut, et basse la puissance :
Bien peu d’effet, et assez de bon signe :
Mais quand je pense à qui ce mal
m’assigne
Le supporter m’est bien, et suffisance.
J’ai trop de peine.
J’ai trop de peine,
et peu de récompense :
J’ai grand désir,
et petite
espérance,
Beaucoup de mal,
et nulle médecine :
J’ai fruit
amer
d’une douce racine :
L’assaut
de près, et de loin la défense.
Je quiers merci
à qui m’a fait offense,
Du tort
d’autrui je porte pénitence
En poursuivant un bien qui me ruine.
J’ai trop de peine.
J’ai bref confort et longue
patience :
Le vouloir haut, et basse la puissance :
Bien peu d’effet, et assez de bon signe :
Mais quand je pense à qui ce mal
m’assigne
Le supporter m’est bien, et suffisance.
J’ai trop de peine.
En ligne le 07/11/08.
Dernière révision le 15/07/10.