Grasinde,
qui me fais revivre en trépassant :
J’égale,
oppose, et
rends, ta beauté
nonpareille
Au lustre,
au pourpre,
au sort, de la rose
vermeille,
Ses plis,
son teint,
sa fin,
ouvrant,
comblant, pressant.
Tant que l’Aube
nourrit son éclat rougissant,
Rosier,
jardin,
saison,
s’ornent de sa merveille :
Mais quoi ? le chaud premier au trépas
l’appareille,
Et c’est pourquoi l’on dit qu’elle meurt
en naissant.
Toi de même imitant cette fleur
sur l’épine,
Tu te montres encor jeune, allègre, et poupine :
N’attends donc l’âpre
effort
du vieil
âge
transi.
Laisse-moi cultiver ta jeunesse
prisée,
Afin que sans fanir tu reçoives ainsi
Mon doux
vent,
mon doux
air,
et ma douce
rosée !
Grasinde,
qui me fais revivre en trépassant :
J’égale,
oppose, et
rends, ta beauté
nonpareille
Au lustre,
au pourpre,
au sort, de la rose
vermeille,
Ses plis,
son teint,
sa fin,
ouvrant,
comblant, pressant.
Tant que l’Aube
nourrit son éclat rougissant,
Rosier,
jardin,
saison,
s’ornent de sa merveille :
Mais quoi ? le chaud premier au trépas
l’appareille,
Et c’est pourquoi l’on dit qu’elle meurt
en naissant.
Toi de même imitant cette fleur
sur l’épine,
Tu te montres encor jeune, allègre, et poupine :
N’attends donc l’âpre
effort
du vieil
âge
transi.
Laisse-moi cultiver ta jeunesse
prisée,
Afin que sans fanir tu reçoives ainsi
Mon doux
vent,
mon doux
air,
et ma douce
rosée !
En ligne le 13/05/08.
Dernière révision le 06/07/10.