Jean Édouard DU MONIN (1557-1586)
Palis de net porphyre…
Paris, Guillaume Bichon, 1585.

Aux Cuisses.

Palis de net porphyre arrondis au compas,
Puisque vous emmurez un si divin parterre,
Où l’archer Paphien ses beaux fruitiers atterre,
Pour fournir aux Amours leurs plus friands appâts.

De votre riche atour je ne m’ébahis pas,
Et si Nature en vous telle richesse enserre :
Mais pourquoi votre haie à moi ne se desserre,
Quand à votre jardin j’achemine mes pas ?

Enté n’y est encor ce noble arbre de vie,
Qu’en ce fécond terroir j’ai de planter envie,
Verdier industrieux des forêts de Vénus.

Faites largue, palis, je vous l’apporte en sève,
Et flairez par le flair de cette odeur souève,
Que ses vifs fruits vitaux y seront tôt venus.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Aux Cuisses.

Palis de net porphyre arrondis au compas,
Puisque vous emmurez un si divin parterre,
Où l’archer Paphien ses beaux fruitiers atterre,
Pour fournir aux Amours leurs plus friands appâts.

De votre riche atour je ne m’ébahis pas,
Et si Nature en vous telle richesse enserre :
Mais pourquoi votre haie à moi ne se desserre,
Quand à votre jardin j’achemine mes pas ?

Enté n’y est encor ce noble arbre de vie,
Qu’en ce fécond terroir j’ai de planter envie,
Verdier industrieux des forêts de Vénus.

Faites largue, palis, je vous l’apporte en sève,
Et flairez par le flair de cette odeur souève,
Que ses vifs fruits vitaux y seront tôt venus.

 

En ligne le 21/04/17.
Dernière révision le 22/04/17.