Je cours, et n’en puis
plus : j’écoute, et je suis
sourd :
Je vois, je ne vois rien : je parle et mot ne
sonne :
Je tiens, et ne tiens rien : j’aime trop ma personne,
Et si ne l’aime point : je suis discret et lourd.
Je cours après le monde,
et demeure tout court
En suivant Jésus-Christ :
quand volupté
résonne
Je l’entends ; et n’ois point le soulas
que
me donne
La douce voix
de Christ
qui après moi accourt.
Les biens de Dieu je
vois, mais des yeux
de la chair :
Propos
vains je profère, et ne fais que chercher
La vie
dans la mort,
vérité
dans un songe.
M’aimant sans aimer Dieu, je
me
haïs à mort.
Étant sage sans Christ,
je suis serf
de mensonge :
Las Seigneur lève-toi, et brise ce discord.
Je cours, et n’en puis
plus : j’écoute, et je suis
sourd :
Je vois, je ne vois rien : je parle et mot ne
sonne :
Je tiens, et ne tiens rien : j’aime trop ma personne,
Et si ne l’aime point : je suis discret et lourd.
Je cours après le monde,
et
demeure tout court
En suivant Jésus-Christ :
quand volupté
résonne
Je l’entends ; et n’ois point le soulas
que
me donne
La douce voix
de Christ
qui après moi accourt.
Les biens de Dieu je
vois, mais des yeux
de la chair :
Propos
vains je profère, et ne fais que chercher
La vie
dans la mort,
vérité
dans un songe.
M’aimant sans aimer Dieu, je
me
haïs à mort.
Étant sage sans Christ,
je suis serf
de mensonge :
Las Seigneur lève-toi, et brise ce discord.
En ligne le 25/06/06.
Dernière révision le 15/05/10.