Jean de LA JESSÉE (1551-?)
Toujours le Dieu…
Anvers, Christofle Plantin, 1583.

Tovsiovrs le Dieu qui son tonerre gette,
N’attaint les montz d’Epire au long sourcy:
Pour se vanger sans respit, ou mercy,
Phœbus encor les Gregeoys ne sagette.

Courbant son arc, & laschant sa sagette,
Diane aussi l’amour, & le soucy,
De ses foretz, au tempz mesme adoucy
N’est à chasser incessament sugette.

Donques pourquoy mon desastre, & mon soing,
De mal en pis tousiours s’estend plus loing?
Qui peut causer sa rage, & felonie?

C’est mon Destin, qui prolixe & subtil,
De mes trauaus allonge ainsi le fil:
Et moins i’ay d’heur, & plus d’aise me nie!

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

Tovsiovrs le Dieu qui son tonerre gette,
N’attaint les montz d’Epire au long sourcy:
Pour se vanger sans respit, ou mercy,
Phœbus encor les Gregeoys ne sagette.

Courbant son arc, & laschant sa sagette,
Diane aussi l’amour, & le soucy,
De ses foretz, au tempz mesme adoucy
N’est à chasser incessament sugette.

Donques pourquoy mon desastre, & mon soing,
De mal en pis tousiours s’estend plus loing?
Qui peut causer sa rage, & felonie?

C’est mon Destin, qui prolixe & subtil,
De mes trauaus allonge ainsi le fil:
Et moins i’ay d’heur, & plus d’aise me nie!

 

En ligne le 16/07/08.
Dernière révision le 05/11/19.