Salomon CERTON (1552-v. 1620)
Ô somme trop fâcheux…

I

O Somme trop fascheux, tant long temps combatu,
Te campant à l’entour de mon front, de ma teste,
Ton charme ensorcelleur à m’attaquer s’appreste :
Va t’en. A quel propos tant outrageux m’es tu ?

Venez tost mes demons, monstrez vostre vertu,
Courez à mon secours, que vostre force preste
Rompe l’endormeur coup de la morne tempeste
Dont ce fort combatant me veut rendre abatu.

Ne vous emparessez, courez à ce forceur,
Arrachez de ses bras son baston terrasseur,
Baston à mon cerueau trop dommageable peste :

Autrement tous ces vers vouëz à vostre nom
S’en vont en grand hazard de perdre le beau reste
Que vous leur promettez d’un eternel renom.

On peut cliquer sur certains mots pour voir les épithètes de Maurice de La Porte
 
 

I

O Somme trop fascheux, tant long temps combatu,
Te campant à l’entour de mon front, de ma teste,
Ton charme ensorcelleur à m’attaquer s’appreste :
Va t’en. A quel propos tant outrageux m’es tu ?

Venez tost mes demons, monstrez vostre vertu,
Courez à mon secours, que vostre force preste
Rompe l’endormeur coup de la morne tempeste
Dont ce fort combatant me veut rendre abatu.

Ne vous emparessez, courez à ce forceur,
Arrachez de ses bras son baston terrasseur,
Baston à mon cerueau trop dommageable peste :

Autrement tous ces vers vouëz à vostre nom
S’en vont en grand hazard de perdre le beau reste
Que vous leur promettez d’un eternel renom.

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En ligne le 24/01/14.
Dernière révision le 02/02/19.